Hymii. hom., XXXIV, v. tt-Q. £dil. Bnumeistcr
3. Racine unacritc «ru. d'oA iiiaO-mi, fliio. Ct. n-rs't, ir.-p»;, tir.-pni. etc. Wekiier {Grirch. GÔUrrlehre, I, -138; considère rdpîthMc du dieu Nuiiivoi rommc équiTatenla à AvHCiBj, >e rnndanl «ur ce bit que l'incieD lemple du dieu à Athènes éliit filud dans lu quartier de Ai/fm.
naître, a l'avantage de s'accorder avec la légende qui donne les Nymphes pour nourrices au dieu, et avec l'épi tliète d'//j/ès, humide, qui lui est quelquefois appliquée^ Dionysos, en effet, ne personnifiait pas seulement le fruit de la vigne et sa liqueur; c'était encore, d'une façon plus générale, la sève humide de la terre, sa vie féconde et exubérante, telle qu'elle éclate au printemps dans toutes les créations végétatives. C'est donc sur les pentes de Nysa, de la inontagne merveilleuse, séjour des Nymphes, de la montagne aux mille sources et aux puissantés forêts, que grandit l'enfance du dieu. L'imagination grecque se l'y représentait mollement étendu sous l'abri d'une fraîche caverne, comme le Jupiter enfant dans la grotte du mont Ida : la voûte de cette caverne était tapissée des rameaux de la vigne vierge qui croissait en même temps que le dieu. Devenu grand, Dionysos goûte au fruit sauvage de la grotte de Nysa, et « il s'enivre de ce nectar terrestre, lui et ses nourrices, et les génies de la foret, qu'il entraîne à sa suite, émus et transportés comme lui d'une volupté nouvelle* ». Bientôt, dans ses courses vagabondes, il s'avance loin du séjour de son enfance : il gravit les escarpements des rochers, il descend dans les profondeurs des ravins, il pénètre dans l'épaisseur des taillis, sous les arceaux des antiques forêts, qu'il fait retentir des bruyants éclats de sa joie. Telle est l'image que nous offre déjà du Dionysos hellénique un fragment d'un hymne homérique*. « Quand les déesses (les Nymphes) eurent achevé de nourrir ce dieu digne d'être mille fois chanté, il se mit à errer çà et là dans les profondeurs boisées des ravins, la tête couronnée des rameaux touffus du lierre et du laurier. Toute la troupe des Nymphes le suivait, et lui s'avançait à leur tête, et le tumulte de leur marche emplissait l'immense forêt. » Aussi Dionysos s'appellera-t-il tour à tour Bi'Oînios et Évios, c'est-à-dire le dieu bruyant*. Dans ces expéditions lointaines et souvent renouvelées hors de son berceau, on disait que le dieu avait rencontré tour à tour des amis et des ennemis. A ses amis, il donnait le doux présent du vin, qui réjouit et qui console; à ses ennemis, il inspirait une fureur sauvage et il infligeait d'épouvantables châtiments. Sa force était irrésistible, et élargissant
1. Plutarch., De h., et Osir., M : rèv Atdvyyov *ï>ïv û$ xûptov riiç uy/tSç 9ut«w«.