Démétnu^. Del'Éhcut'wn
2. M. Frôhner, Notice de ki sculpture antique, n?* 262-263, suppose qtie le Satyre de Praxitèle, surnommé le périboèloê (fameux), a étéForiginal de ces statues.
iU HÏTHOLOGIE DE LA GRËCK ANTIQUE,
on les voit s'acquîllcr des travaux des vcndiingcs, cueillir le raisin, le fouler aux pieds, goûter le vin mmveaii, pour s'cmlorniir ensuite au sein d'une ivresse bienheureuse (li^. 150). Le f'oûl du vin est rosté leur passion dominante, le trait distinctil' qui les rattache à Itacchus, leur maître. Mais, dans tous les cas, et au milieu de leurs occupation.s diverses, ils ont toujours un caractère de grâce et de vénusté qui fait du type des Satyres une des plus aimables créations de l'art antique. .
Les Silènes, ces autres compagnons de llacclius, sont de la famille des ï>alyrcs, avec Icsiiucls les textes grecs les conlbndent souvent, h Un donne le nom de Silènes, dit Pausnnias', au?c Satyres avancés e[i âge. M Mais entre ces diux groupes de génies qu'unissent de nombreuses oflinités, et qui se trouvent mêlés dans le cortège (lu dieu, il y a une autre distinction ù établir que celle de l'âge.
Les Silènes n'ont en réalité ni la mémo origine ni le même caractère démoniaque que les Satyres. Tandis que ceux-ci sont les enfants merveilleux des montagnes de lu Grèce propi-c, les Silènes appartiennent aux traditions religieuses de l'Asie Mineure, de la Phrygie en particulier. C'est au sud de ce pays, autour de la ville de Célicnœ, que se localisent les plus anciennes légendes qui cuncernenl les Silènes, et si Hérodote a rencontré ces mêmes légendes en Macédoine, c'est que les Macédoniens appartiennent ù la même race <|uc les l'iiryglens'. Les Silènes asiatiques n'étaient pas, comme les Satyres grecs, les esprits élémentaiies des bois et des monts; ils étaient les génies mâles des sources cl des fleuves. D'après une vieille tradition phrygienne, c'était auprès d'une source que le roi Midas s'était emparé de Silène, en mêlant du vin à l'eau dunt il se désaltérait'. « Silène, disait Pindare, est l'époux de Naïs*. » « Les Naïades, dit Xénophon, ont enfanté les Silènes. » Or, les Naïades, le mot l'in-
Fig. li». -
i . I, 3:>. :>. l'Iilon. r.unriB.. p. m . scuib!