‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 389 sur 550 · DIVINITÉS AGRESTES. — PAN · texte numérisé non relu

DIVINITÉS AGRESTES. — PAN

vie poétique : Ampélos, bel adolescent aimé do Bacchus, qui d'ordinaire s'appuie sur lui tendrement ; c'est le vin doux ('Hcùo'.vs;), figuré par un Satyre à demi couché; c'est Œnos (Oîvc;), qui danse avec une torche enflammée* ; c'est Acratos (le vin pur); c'est MiHliè (l'ivresse), représentée par une femme qui verse le vin à pleine coupe aux Satyres ou à Silène*. Ce sont encore les génies musicaux, tels que Molpos (le chant retentissant)*, 'Hôuixsatq; (la douce mélodie), Cômos (la procession joyeuse et tumultueuse de Bacchus), sous les traits d'un enfant vêtu de la nébride, le flambeau à la main, ciCômôdia (la comédie, c'est à dire le chant du cômos), sous les traits d'une bacchante ; c'est Ditiujrambos, Télété (l'initiation) et beaucoup d'autres qu'il serait trop long d'énumérer. Tout cet essaim dionysiaque nous est moins connu par les textes que par les monuments : les bas-reliefs, les terres cuites, les vases surtout (Fig. 133). Ce sont eux qu'il faudrait étudier pour voir comment l'art grec, avec mille nUances délicates, dans la gracieuse variété et l'infinie liberté de ses formes, exprimait les idées essentielles de la religion de Bacchus.

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