‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 390 sur 550 · II. — PAN. — AlUSTÉE. - hVPHNlS · texte numérisé non relu

II. — PAN. — AlUSTÉE. - hVPHNlS

Les caractères divers des divinités agrestes correspondent aux aspects variés et aux frappants contrastes de la nature grecque. Sur les hautes cimes rocheuses, dans les profondeurs des ravins, dans l'épaisseur des forets habite Pan, dieu national de la contrée la plus sauvage et la plus montagneuse de la Grèce, l'Arcadie. C'est en Arcadie qu'il a eu Hermès pour père. Comme Apollon chez Admète, Hermès faisait paître sur le Cyllène les troupeaux d'un mortel, Dryops (l'homme des forêts de chênes), quand il s'éprit d'amour pour la fille de son maître. Celle-ci répondit à sa passion et bientôt donna le jour à un fils : enfant monstrueux, tout velu, aux pieds de bouc, au front surmonté de deux cornes, qui, à peine sorti des entrailles de sa mère, bondit çà et là et fit retentir la montagne des éclats de sa joie. Épouvantée, la nymphe s'enfuit^ abandonnant son enfant. Mais Hermès recueillit le nouveau-né, l'enveloppa dans une peau de lièvre et le porta sur l'Olympe, où sa vue réjouit le cœur de tous les immortels. « Et ceux-ci lui donnèrent le nom de Eav parce qu'il avait été un plaisir pour tous (xogiv)*. »

4. VoirPanofka, TerracoUeity pi. 37, p. 119 2. PaHsaii., VI, 24, 8.

r«. C'est dans le mt^ine sens que Dionysos |>ortait quelquefois ic surnom «le Melpomeiion^ à Athènes, par exemple (Pausan.. I, 2, 5), et au liourg d'Acharnés (id., I, 31,6). 4. Hymn. hom., XIX, éd. Daumeisler, v. 32-4Q.

iSI HTTUOLOGIE DE LA GRËCE ANTIQUE.

Celte étymologie n'est qu'une fantaisie du poète lioméi-ique. Le nom du dieu a été rattaché.avcc une certaine vraisemblance, à la mémo racine que le verliC grec iri:;^»! et le latin pasco. Pan serait donc le dieu }>astcur : explication qui est en rapport aïcc l'une de ses principales fonctions, mais qui ne rend [tas compte de son origine. L'interprétation de la légende de Pau devient, au contraire^ assez facile, si ton admet l'étymologio proposée par M. Max Millier, qui rapproche l\îi du mot sanscrit pavana, « le vent »

et particulièrement le vent qui puririo cl qui balaie'. Ce rapprochement est tout d'abord Justine par la fable suivante.

Une belle nymphe, nommée Pi lys, fut jadis aimée et poursuivie à la fois par l'an et par Borée, et ce fut au premier des deux rivaux qu'elle donna la préférence :

mais Borée, dans sa fureur jaloirse, s'élança sur la vierge, 1. Euaii de mglhol. comp., trtd. -ie H. G. l'rrrat, p. 30&-306. U. Coi, kylkot. ofthe Aryan Hationt, II, W, n|ipracb«Day et pavana Au lalîn Pai^iaui.

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