‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 40 sur 550 · Terpandr., fragm., i (Bergk, Lyr. Gr., p. 813, 3* éd · texte numérisé non relu

Terpandr., fragm., i (Bergk, Lyr. Gr., p. 813, 3* éd

6. Archil.. fragm., «8, Bergk, Lyr, Gr., t. II, p. 707, 3* éd. Cf. Hcsiod., Op. et D., 2u7. Cf. Pind. Pî/M., II, 49, Dissen; Soph., Elerlr., 174, etc.

que les nombreuses épilhètes qui lui étaient appliquées et dont les principales vont être passées en revue.

« 0 roi (les rois, le plus heureux des bienheureux », s'écrie le chœur des Suppliantes dans son invocation à Jupiter*. L'idée de la souveraineté royale de Zeus avait survécu en Grèce à la disparition des petites royautés de Tàge héroïque. Elle s'était conservée dans le culte et dans les croyances. Zeus Basileus avait un temple à Lébadée '. Il était honoré également sous ce nom en Arcadie, à en juger par une épigramme citée par Pausanias et qui se termine par ces mots : a Je te salue, Jupiter-Roi ; puisses-tu sauver TArcadie' ! »

A Tégée, un autel était consacré à Zeus Teleios, c'est-à-dire au dieu qui accomplit. Zeus Teleios, c'est, pour employer les expressions d'Eschyle, le dieu « auteur de tout, exécuteur de tout » *. C'est le dieu de qui dépend l'accomplissement de toutes choses et qui mène toutes choses à leur (in. a 0 mon fils, disait, au septième siècle, Simonide d'Amorgos, c'est Zeus à la foudre retentissante qui tient dans ses mains toutes les choses humaines et qui les conduit à la fin qu'il leur assigne. L'intelligence de celte fin n'appartient pas à l'homme : êtres d'un jour, nous vivons dans la même ignorance que les animaux, sans savoir comment chaque chose sera menée à son terme par la divinité*. » D'après une idée analogue, Zeus est le dieu MoipaYerrj;, celui qui dirige la Parque, celui qui fixe la destinée de toute existence humaine ^ Bien que Moira soit quelquefois considérée comme indépendante de la divinité, le sentiment de l'époque homérique qui fait dériver de Zeus tous les biens comme tous les maux de la vie a dominé dans l'antiquité grecque, et Euripide est l'interprète exact des croyances générales quand il nous montre les Parques assises tout près du trône du maître des dieux''.

Considéré dans son action sur la société humaine, Zeus est avant tout le dieu de la justice, dont il a institué la loi et dont il fait respecter les arrêts. Cette idée s'exprime souvent sous une (orme mythologique. Tantôt les poètes nous montrent Thémis siégeant aux côtés du dieu dont elle écoute les prudents conseils"; tantôt ils nous disent que Zeus a

1. V. 154. Cf. Pert., 532; Agam,, 555; Théosnis, v. 373 et suiv.

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