‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 409 sur 550 · Griech, MythoL, II, p · texte numérisé non relu

Griech, MythoL, II, p

5» De là son épithùlc de /9(yoxe/ojoTi|{. Pausan., IX, itd, 4.

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lui donne Athèna, sa protectrice, se met à la tète des siens, bat Erginos et force les Minyens à payer à Thèbes un tribut double de celui qu'ils percevaient autrefois. Amphitryon trouva la mort dans cette guerre. Créon, devenu roi du pays, donna sa fille Mégara en mariage à Héraclès*. .

Les enfants nés de cette union périrent tous, d'après la légende thébaine, tués par leur père dans un accès de violente folie. La fable de la démence du héros, dont Stésichore, Pisandre, Panyasis' s'étaient emparés, a été surtout, ou le sait, développée par Euripide, dont l'Hercule /i/neua; nous retrace, dans de saisissants tableaux, les effets terribles de l'égarement du héros et la scène de carnage qui en est la suite'. C'est Hèra, son irréconciliable ennemie, qui en envoyant chez lui Lyssa, la Furie de la rage, a troublé et bouleversé sa raison. Héraclès, au milieu des siens, se croit à Mycènes dans la demeure d'Eurysthée dont il veut tirer vengeance. Ses enfants qu'il ne reconnaît plus, sont pour lui ceux d'Eurysthée. Il les poursuit, lesatteint, les perce successivement de ses flèches : il tue ensuite leur mère ; il va frapper son père luimême, quand Athèna arrête son bras. Tragique histoire dont l'origine est sans doute dans ces poétiques images par lesquelles les Grecs avaient jadis exprimé l'action pernicieuse du soleil, qui, au fort de Tété, comme un père meurtrier de ses enfants, détruit et consume les productions végétatives que sa chaleur printanière avait fait éclore.

La religion d'Héraclès en Béotie était inséparable de celle d7o/ao«\ Fils d'Iphiclès, lolaos est le conducteur du char du héros, son compagnon fidèle ', celui qui l'assiste dans les combats, comme nous le voyons surtout par le récit hésiodique de sa lutte contre Cycnos. Le nom d'Iolaos, comme celui d'Iolè Pâmante d'Héraclès, rappelle, dV près M. Cox, les teintes violettes de ces nuages qui reflètent la lumière solaire, qui semblent accompagner le dieu dans son triomphe, puisqu'on ne les aperçoit que quand la face du ciel a été purifiée des som-. bres vapeurs dont elle était obscurcie*.

1. Odifst., XI, 269. Il ne peut s'agir ici du Créon de VAntigone de Sophocle : confusion qui s*C8t ptipduite chez Icsmythographes postérieurs. Voir Hyg. Fab.^ 72.

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