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3. Sur les représentations de celle scène, voir 0. Jaliii, Arch. Beilrâye, p. 220 sqq. et pi. VIII.
iM UÏTHOLUUIE DE LA GHËOE ANTIQUE.
porter a Eurysihée. La peinture de vase ici reproduite (fig. 141)
implique une variante de cette tradition, puisqu'elle nous montre le
héros recevant les pommes des mains d'une Uespéride qui les cueille, tandis que le dragon, enroulé autour de l'arbre, est occupé à boire dan»
HÊHACLKS. 499
4inc patère que lui présente une autre nymphe. On ajoutait qu'Eurysthée avait fait cadeau des pommes à Héraclès, qui les avait données à Alhèna : la déesse les avait rétablies là où elles étaient et où elles doivent toujours être ; « car elles sont immortelles ^ »
Le récit du douzième et dernier travail d'Héraclès nous transporte dans une région également merveilieuse, mais plus rapprochée du séjour de Thomme, dans ce domaine de la mort où le héros était descendu et d*où il était revenu. Les poèmes homériques font déjà mention de ce voyage infernal d'Héraclès et de son retour à la lumière, où, escorté dllermès et d'Athcna, il traîne derrière lui le redoutable chien de garde de THadès*. Cette simple légende s'était plus tard enrichie de plusieurs incidents. A une époque où la religion d'Eleusis promettait à ses fidèles une vie future bienheureuse, où la participation aux mystères était considérée comme la condition du salut des âmes, on imagina que le héros, avant de se mettre en route pour les sombres demeures, était allé se faire initier aux secrets d'en bas dans le sanctuaire des Grandes Déesses'. De là, il était parti pour le cap Ténare où se trouvait un des orifices de THadès, et il était descendu au séjour des morts sous la conduite d'Hermès. A sa redoutable approche, toutes les ombres s'enfuient, saufMéléa^re et la Gorgone; vains fantômes qu'il essaye inutilement de percer de son épce. Près des portes des enfers, il rencontre Thésée et Pirilhoos enchaînés, qui tendent vers lui leurs mains suppliantes ; mais, au moment où il va donner la liberté au second, un tremblement de terre éclate qui rend ses efforts inutiles. Après avoir fait rouler le rocher qui écrasait Ascalaphos , il immole une des génisses d'Iladès dont il donne le sang à boire aux âmes des morts, et terrasse à la lutte Ménoitès, le bouvier du roi infernal \ H demande ensuite à Pluton la permission d'emmener Cerbère. Cette permission lui est accordée, à la condition qu'il se rendra maître de l'animal sans le secours de ses armes. Sur les bords de l'Achéron, il rencontre le chien à trois télés', à la queue de dragon; il le saisit par le cou (fig. 142), le serre jusqu'à l'étouffer et le traîne ainsi vers la région supérieure où, précédé d'Hermès, il voit la lumière près de Ténare, d'Hermione ou de Coronée, suivant les diverses traditions. Quand il a
1. Sources principales du récit : ApoUod., II, 5, H. Diod., IV, 26 sqq. Apollon. Rhod., IV 1596.