‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 425 sur 550 · Ovid,, fast.f 11,505. Ueroid.f IX · texte numérisé non relu

Ovid,, fast.f 11,505. Ueroid.f IX

5. Religions de la (ircce, t. III, p. 152-154. Cf. Hovers, die Phônizier^ L 458 sqtj. 4. Apollod., II, «. 3. Diod., IV, 31.

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qu'un épisode de Texpédition du héros contre Troie : légende plus ancienne peut-être que celle de VIliade et dont elle est comme la première ébauche ^ Les motifs de cette expédition étaient les suivants. Le roi Laomédon, voyant son pays ravagé par la peste et en proie à un dragon monstrueux, avait, sur Tavis d'un oracle, offert sa fille Ilésionè en victime expiatoire. 11 l'avait attachée vivante à un rocher où clic devait être dévorée par le monslre. Héraclès s'étant offert à délivrer Hésionc, Laomédon promit de lui donner en retour les coursiers merveil leux qu'il avait reçus de Jupiter comme compensation de Tenlèvement de Ganymède. Le héros combattit le dragon, le tua et sauva Hésionè, comme Persée avait sauvé Andromède. Mais Laomédon fut infidèle à sa parole. Irrité de ce manque de foi, Héraclès s'embarque avec six vaisseaux et un grand nombre de compagnons, met le siège devant Ilion, détruit la ville de fond en comble et revient dans la direction de l'Argolide. L'implacable haine d'Hèra le poursuit dans son voyage : avec Taide de Borée, la reine du ciel soulève les vagues de la mer et déchaîne un orage épouvantable qui jette Héraclès dans l'île de Cos, d'où on le fait marcher plus tard, sous la conduite d'Athèna, à la rencontre des Géants dans les plaines Phlégréennes^ Jupiter châtie son épouse, délivre son fils et le ramène sain et sauf à Argos. Tel est le simple récit de VIliade^ qui, chez les poètes postérieurs, s'est grossi d'une quantité d'incidents qui offrent peu d'intérêt.

A partir de ce moment, le Péloponèse, où Héraclès a commeson centre d'opérations à Mycènes, devient le théàtred'un grand nombre d'aventures ou d'exploits merveilleux dont nous n'indiquerons que les plus importants au point de vue mythique. Dans l'expédition qu'il entreprend en Élide pour châtier Augias qui, comme Eurytos et Laomédon, lui a refusé le salaire promis, Héraclès a pour adversaires les deux Molions : monstres qui ont deux tètes entées sur un seul corps ; géants jumeaux, analogues aux deux Aloades Éphialtès et Otos, et qui doivent être la personnification des mêmes phénomènes. Comme Ta remarqué M. Max Mùller*, le nom des Aloades qui veut dire « les batteurs en grange, » a la même signification que celui des Motions (les broyeurs) * et tous deux doivent être rapprochés de Miôlnir (le briseur) qui est le marteau de Thor, dieu de la foudre dans la mythologie du Nord. Les

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