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Mythologie comparée, Irad. de M. George Perrot, p

3. Pind., A>w., I, 69. Soph. Philoct,, 1413. Eurip. Ileracl., 910, sqq. Représentation fréquente sur les vases peints. Voir Gerhard, Auserles. Vasenbilder, pi. 156-1 40. Antike Bitdwerke, pi. 31. Millingen, Peint, de vases, pi. 36, etc.

te corps d'Hermès, aux formes sveltes et dégagées, avait surtout les qualités de souplesse que réclamait la palestre, celui d'Héraclès, avoc ses membres puissants et sa musculature énorme, tel que l'avait conçu Lysippe, tel que nous le montre la célèbre statue de rilercuie Farnèse, of frait surtoutaux yeux la saisis, santé représentation delà for.

ce (Gg. 144). Les artistes s'étaient plu à exprimer en outre l'idée de la cruelle destinée qui avait pesé sur toute la carrière du héros. L'Hercule de Lysippe dont le bras gauche s'appuie sur la massue, dans l'attitude du repos qui suit une victoire, a la tête inclinée et les regards fixés en avant, comme s'il pensait aux luttes nouvelles qu'il aura bientôlà soutenir.

Le buste ici reproduit exprime^ encore plus] complètement ce sentiment de tristesse et de résignation qui devait être celui de l'esclave d'Euryslhce (fïg. 145). C'est à cet Hercule athléticjue que l'on attribuait la fondation des jeux Olympiques dont il avait réglé, disaiL-on, tous les détails ' ; c'élait le héros sorti vainqueur de tant d'expéditions qui, par son audace et son cœur de lion, était, dans les batailles, le modèle divin des jeunes guerriers, H était conçu quelquefois comme la héros KaXXmxoç, tout entier au plaisir de sa victoire dont il célèbre la fête par le chant et par les acccnis de la lyre. Ce dieu lumineux qui triomphe des monstres desténèbres était, en vertu de cette conception, et commeApollon, un dieu 'AXe^î^axc; que les hommes invoquaient dans de pressanU

Fi;, lit. — HerL-ale Faraèie.

l.^Pind., Olymp., III, 11 ; II, il. iqq.

:ilO HTTHOLOUIE DE LA UUÈCB AKTIQUK,

périls; comme Apollon encore, et par suite de la même idée, il était devenu un dieu médecin qui dissipe les épidémies et auquel les bains minéraux étaient consacres.

L'intervalle des travaux d'iiéraclcs est, dans sa légende, rempli par des périodes de repos où noua le voyons accepter l'hospitalité de certains rois ou de certains personnages mythiques, tel que le Centaure Pliolos. Là encore, comme au milieu de SCS luttes, éclate la puissance eti'exubérance merveilleuse de sa nature.

L'appétit immense, insatiable dont il est doué, s'il n'est pas, comme le vent Preller', l'expression de la force dévorante du soleil, est au moins un des traits caractéristiques des géants de toutes li'S mylliolugics'. liéros famélique, à la tablcde ses hôtes, il dévore un taureau tout entier avec les os (Bï'jfâY^î)' Buveur intrépide et sonvent en état d'ivrc»se, qui apourattriu un des personnages favoris de la scène cos'aniusaient à lui faire jouer le rôle de Bacehus 1*. Quelquea devenir

1 15. — Raiie d'HercMli-

butlcf«%/f/ios, il étaitdevc mique, dont les poètes

el à l'entourer du joyeux cortège des Silènes et des Satyre fois on le voit, dans un plus noble état, jouer de la cithare c à l'esemple d'Apollon, un dieu Musagète *. Cette association d'Héraclès et des Muses dont témoignent plusieurs inscriptions grecques * el qui est attestée par les monnaies de Leucade, s'était perpétuée chez les Romains où TulviusNobilior, après la guerre d'Étolie, plaça dans un temple d'Hercule les statues des Muses enlevées d'Ambracie'. £Hen'a rien d'ailleurs qui puisse étonner, si l'on songe qu'Héraclès, dieu protecteur des gymnases, était l'objet du culte des éphcbes, et que l'éducation hellénique ne séparait point les exercices du corps de ceux de l'esprit, la gymnastique de la musique, dans le sens grec du mot.

a Hercule était sage, dit Maxime de Tyr, non pour lui-même, mais

i. Criech.Mythol., II,].. iOQ.

•t. ]. Griirin, Deulteke Mgthclogie, 4Xlf.

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