‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 440 sur 550 · Pausan., I · texte numérisé non relu

Pausan., I

4. Voir les détails répugnants de cette fable dans Apollod., III, 14, 6. Hygin , Fab,, 166. P'oet., Astron., II, 13. Pausan., I, 18, 2. Cf. Eurip., lon.j 268 sqq.

les Éleusinicns, conduits par Eumçlpos. Cette guerre légendaire, oii Thucydide reconnaît un fait historiques était l'objet de récits contradictoires. Tantôt Tamour-proprc des Athéniens, ne voulant croire qu'à des triomphes dans leur primitive histoire, affirmait qu'EumoIpos avait été vaincu et tué, lui et ses deux fils, par Érechthée*. Tantôt on racontait qu*Érechthée et Immarados, fils du roi thrace, étaient tombés tous les deux dans la bataille, et que cet événement avait été suivi d*une convention entre les deux peuples : Eleusis devait rester sujette d'Athènes; en revanche, Eumolpos et ses descendants conserveraient à jamais la prêtrise des Grandes Déesses. Cette fable reposait sur le souvenir d'antiques rivalités entre les deux villes; elle prétendait expliquer en même temps Tintroduction en Altique de la religion des Mystères et les privilèges dont y jouit toujours la famille des Eumolpides'. La légende qui nous a été conservée par llygin, si elle est plus éloignée de l'histoire réelle, est du moins l'écho fidèle de plus anciennes traditions. D'après son récit, Eumolpos vient en Attique, dont il réclame la possession, en vertu de son titre de fils de Poséidon, mais il est vaincu et tué. Son père le venge, en demandant le sacrifice de Chthonia, fille du roi de l'Attique, et en faisant foudroyer Érechthée par Jupiter \ Ce dernier détail semble nous montrer dans ce héros, comme dans tous ceux qui subissent le même châtiment de la main du maître des dieux, un démon de l'orage consumé par le feu du ciel.

Parmi les filles d'Ercchthée, souvent confondues par les mythographes avec celles de Pandion, on citait surtout Orilhyia (bpsiOuia), que Borée avait enlevée (fig. 148) un jour qu*elle jouait avec ses compagnes sur les bords de l'ilissos, et qu'il avait emportée, dans ses bras puissants, jusqu'aux régions glacées de son royaume de Thrace. Mythe populaire en Attique, comme nous le voyons par le début du Phèdre de Platon, et dont les vases peints nous offrent plusieurs représentations^. La vierge Orithyia' est peut-être la brise qui, au printemps et pendant l'ardente chaleur de l'été, rafraîchit les campagnes brûlées de l'Attique, qui se joue doucement sur les bords de PUissos ou du Céphise athénien, jusqu'au jour où elle subit la violence du roi des vents, de Borée

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