H.flrf., \SIV
S. Apolkod.. Ht, 5. 0. Cr. Pau»ii.. VIU, 3. 5. e. Orid.. Mrlam.. VI, 153 sqq.
3. On cunnail Surtout le pviip(! célùln'c du iniiM^i' <lc Florence. Sur ces rrprëïriitatians, voir K. B. Slai'k, Hiobe und die ^iiobidr», Lcipii(r. tXG3.
4. Escliflc avait composé une tiii>bè; Sophocle ud Tantale et une Hîobi. a. Mylhot. oflhe Aryan Nation; U, p. iS6, S79.
HÉROS THÉOAINS. 537
déesse de Thiver et de la neige, dont les enfants sont tués par les traits de Phœbos et d'Artémis, comme les phénomènes de la saison rigoureuse sont détruits par Tapparition du printemps. Les larmes de Niobè constituent, suivant lui, une expression poétique qui correspond à la fonte de la glace ou des neiges sur la terre pétrifiée K Enfin Preller, se plaçant à un autre point de vue, veut reconnaître dans Niobè une divinité terrestre de TAsie, une sorte de Rhéa lydienne, mère féconde et malheureuse qui, au printemps, s'enorgueillit de ses brillants enfants (la végétation qui est sa joie) ; qui, au fort de Tété, les voit tomber sous les traits ardents du dieu solaire, et alors devient une mère inconsolable, comme Dcmèter Achœa après Tenlèvementde Perséphone. Quant à la métamorphose de Niobè, il Texplique d'une façon assez vague par la présence d'une antique représentation sur un rocher du Sipyle' ou par la tradition d'une catastrophe géologique'. En un mot, la légende de Niobè est un problème qui a suscité d'ingénieuses conjectures, mais qui ne nous parait pas définitivement résolu.
n. — LÉGENDE D'ŒDIPE.
De toutes les légendes de l'histoire primitive de Thèbes, la plus célèbre est celle d'Œdipe, dont les événements extraordinaires et les pathétiques incidents offraient une matière féconde à l'art tragique. Quelques-uns des traits essentiels de celte fable sont déjà indiqués au onzième chant de rOdt/5s^e. Parmi les antiques héroïnes dont les ombres apparaissent aux regards d'Ulysse, se trouve « la mère d'Œdipe, la belleÉpicaslè, qui, dans l'ignorance de son esprit, se rendit coupable d'un grand crime en épousant son fils. Celui-ci avait immolé son propre père quand il devint le mari de sa mère. Mais lesdieux ne laissèrent pas ces horreurs secrètes. Alors Œdipe, condamné par la volonté des immortels à souffrir cruellement dans la riante Thèbes, régna sur les Cailméens. Quant à Ëpicastè, cédant à son infortune, elle descendit dans l'Aïdès aux invincibles portes, après s'être pendue par un lacet à une poutre de son palais. Elle laissa son fils en proie aux mille souffrances dont les Erinyes d'une mère sont les auteurs*. » Ce court récit, où la mère d'Œdipe porte le nom d'Épicastè, et non celui de Jocaste, qui lui sera généralement attribué plus tard, laisse de côté la lutte du héros