‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 454 sur 550 · Mythol. of'thc Aryan Nattons, II, p. 544 sqq · texte numérisé non relu

Mythol. of'thc Aryan Nattons, II, p. 544 sqq

3. Apollod., III, 5, 6. Voir rctilèvemcnt de Chrysippos sur deux vases peints reproduits par Ovcrbcck [Ditdwcrkc zum ihebitrfien und troïscfu^n nddetikreis, pi. I, 1-12).

4. Cf., ofi'/l et ffç^^/7û) (étrcindrc, étoufîer), Ahi et ûy/^M, atigere,

5. T/teoyon., 326; ApoUod., III, 5, 8. Scliol., Eurip., Phœn., 46.

HÉROS THÊBAIMS. 543

le meurtre du dragon, son fils, par Cadmos; soit' par Hadès, dieu des ténèbres*. Les formes que lui prêtèrent les artistes grecs', d'accord en cela avec la tradition populaire, sont l'expression de la même idée. Le Sphinx qui, à partir d'Hérodote^, fut souvent confondu avec ces lions couchés et à buste humain qui décoraient les avenues des temples égyptiens, est une conception purement hellénique. Comme sa mère Échidna, il a la figure et la poitrine d'une femme ; il est ailé comme les Harpyes; il a un corps de lion comme la Chimère, une queue de serpent comme Typhon : tous les éléments de son corps monstrueux sont empruntés à la nature de ses parents mythiques. Posté sur un rocher qui, d'après une image familière à la mythologie aryenne, n'est autre que la montagne des nuages, il fait entendre des paroles obscures qui rappellent « ces voix diverses de Typhon dont les sons ne peuvent être compris que par les dieux »*. Le langage du Sphinx est cette a voix fatale du tonnerre » dont parle Pindare', voix redoutable et inintelligible pour les hommes; ce qui a pu suggérer l'idée d'insérer dans ce vieux mythe une énigme populaire en Béotie. Cette voix sera comprise parle héros, qui, comme Hélios, comme Apollon, comme tous les dieux qui triomphent des puissances de l'obscurité, possède le don d'une science surhumaine. Quand le nuage a été percé par les traits solaires, la voix du monstre se tait, l'énigme est résolue^; le sphinx se précipite de son rocher, c'est-à-dire que les eaux tombent avec fracas sur la terre, échappées de leur prison céleste. Dès lors, la fin de l'histoire d'Œdipe s'interprète facilement. En voyant l'œil du soleil disparaître à l'horizon, les premiers Grecs avaient dit que le héros était devenu aveugle et qu'il avait été condamné à errer dans l'obscurité. On ajoutait qu'il avait eu pour fidèle compagne sa fille Antigène, déesse lunaire probablement, qui dirige le soleil aveugle dans la nuit.

Les aventures des fils d'Œdipe, la guerre des Sept Chefs, celle des Epigones, rentrent dans le cadre des légendes épiques, qui sont en dehors de notre étude.

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