‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 455 sur 550 · I. ÊTOLIE. — MÉLÉAGRE. — TYDÉE · texte numérisé non relu

I. ÊTOLIE. — MÉLÉAGRE. — TYDÉE

Un autre centre de légendes héroïques dans la Grèce du nord est la région comprise entre Tembouchure de TAchéloos et celle de rÉvènos. Là s'élevaient les villes antiques de Fleuron et de Calydon qui ont été, la seconde surtout, le théâtre d'événements merveilleux, moins dramatiques peut-être, mais non moins populaires chez les Grecs que Thistoire d'Œdipe, grâce aux épopées et aux tragédies, aujourd'hui perdues, qui les avaient chantés. Les Étoliens, appartenant à la même race que les Kpéens d'Élide, faisaient remonter leur origine à Endymion, petitfils de Zcus. Sans entrer dans les détails compliqués de cette généalogie', il nous suffira de rappeler, d'après Homère, que Portheus ou Porthaon, descendant d'i£tolos, fils d'Endymion, avait donné le jour à trois fils a qui habitaient Fleuron et les hauteurs escarpées de Calydon : Agrios, Mêlas, et le cavalier Œneus^, » Ce dernier personnage, dont le nom rappelait aux Grecs celui du vin (cTvo;), était représenté comme le premier cultivateur de la vigne dont le cep lui avait été donné par Dionysos lui-même, en échange de l'hospitalité que le dieu avait trouvée auprès de lui. On ajoutait que Dionysos s'était uni à Althsca, femme du roi étolien, et en avait eu une fille, Déjanire, celle qu'Héraclès devait disputer à Achéloos'*. Œneus, le héros du vin, à la table hospitalière, avait également donné asile chez lui à Bcllérophon*, mais il

i. Voir l'arbre généalogique des héros élolicns, dressé par Gerhard, Griech. Mijthol.^ II, p. 242.

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