llecal., fragm,, 341, éd. G. Mûller, coll. Didot
4. Sur celte ti*agédie A^OEneuSf dont le sujet est indiqué par le scholiaslo d'Aristophane [Acharn., 418), voir Wcicker, Grieck, Tragôdie, II, 585.
6. Apollod., III, 6, 8. Schol. ad Pind., iVrw., X, 12. Pausan., IX, 18. 2.
memnon. Cororoe Ulysse, il est placé sous la protection spéciale d'Atlièna, dont son père Tydée avait été déjà le favori. Dans V Iliade, il est, après Acliille, le plus brave, le plus intrépide des héros. Comme Achille encore, il tient une place importante dans les traditions religieuses de la Grèce. Son culte, parti d'Argos, s'était propagé jusque dans la Grande-Grèce, à Métaponte, à Thurium et dans plusieui*s autres villes qui se vantaient d'avoir été fondées par lui '.
II. — THESSALIE. — CENTAl'RES ET L4PITHES. — CHIRON. — LES ALCADES. —
PELÉE. — LES ARGONAITES.
Les légendes de la Thessalie ont pour théâtre principal la chaîne de montagnes boisées qui s'étend le long de la mer Egée, de Tembouchure du Pénée à Textréniité de la péninsule de Ma.îmésie. C'est au nord de cette chaîne qu'on plaçait le combat des Titans contre les dieux. Ce sont les pentes du Pélion qui ont vu grandir quelques-uns des plus illustres héros de la Grèce : Jason, Pelée, Achille ; ce sont ses sommets abrupts et ses gorges sauvages qui servent de séjour au sage Chiron et aux farouches Centaures dont le mythe va d'abord nous occuper.
Les Centaures, que V Iliade nous représente comme des êtres velus, comme des bétes fauves qui habitent les montagnes ', avaient eu, disait-on, Ixion pour père. Ce fils d'Arcs ou de Phlégyas (le brûlant) ', étant fiancé à Dia, fille de Déïoneus, avait promis à son beau-père de magnifiques présents de noce, suivant l'usage des temps héroïques. Au moment du mariage, il ne tint pas sa parole. Déïoneus s'étant irrité contre son gendre, celui-ci l'invita traîtreusement à un banquet, sous prétexte de se réconcilier avec lui, et le fit tomber dans une fosse remplie de feu qu'il avait creusée à son intention et où le malheureux fut consumé. Ce forfait souleva l'indignation des hommes et des dieux, qui se refusèrent à purifier Ixion du meurtre qu'il avait commis. Partout repoussé, il s'adressa enfin à Jupiter, qui fut pour lui plein de miséricorde. Le maître de l'Olympe ne se borna pas à lui pardonner; il l'admit à sa table et dans la société des immortels. Mais l'ingratitude d'Ixion oublia ces bienfaits ; il eut l'audace de poursuivre de ses amou-
1. Les événements de V Iliade étnnt en dehors de notre cadre, nous devons nous borner i ces brèves indications sur le compte de Diomède.