yoir ¥ick^ Die Spracheiuheit der Indogenfkatiettf p
3. Ad. Kuhn, ZeiUchr. f.vergl, Sprachforsch.f I, 555. Herabkunft des Fetters, 48 sqq., 95 sqq.
4. Ad Pyth., Il, 39 : Ûtô y à/s 5iv>îç «ai ÔuiAirç awrôv èÇa/airaffOtvra f Oa/D»îvat ^ocffcy.
5. W. Mannhardt, Antike Wald und FeldkuUe (Berlin, 1877), chap. n, p. 88-89.
0. Poil, Zeitèchr. f. vergl. Sprachf.^ Vil, 93, cxplii|uc ïLtipiOÔQi par Ils/sc-ddo;, t celui qui court autour, celui qui tourne. » Cf. G. Gurtius, Gnmdzûge der Griechiscften Etymo^ logie, 247.
LEGENDES DE TUESSALIE. ~ CENTAURES ET LAPITUES. 553
M. Mannhardl, des hommes sauvages ( Wilde Leute)^ des traditions germaniques et des génies des bois de la mythologie du Nord ; élres velus, à la longue chevelure flottante, qui apparaissent souvent sous une forme animale; géants à la nature lascive, monstres belliqueux qui combattent entre eux avec des arbres déracinés ou des blocs de rochers détachés des montagnes, et qui révèlent leur présence dans les vents violents K Les Centaures, fils de Néphélè et d'Ixion, de la nuée et de Touragan, sont donc les démons redoutables de la tempête, dont les effets ne sont nulle part |ilus puissants que dans les montagnes et dans les forêts dont elle ploie et brise les grands arbres. La rapidité et l'impétuosité de leur course, leurs cris aigus devaient les faire assimiler à des chevaux, d'après une image qui se retrouve dans les traditions populaires de la Russie, où Ljeschi, Tesprit des forêts, aboie comme un chien, mugit comme une vache, « hennit comme un cheval ». Suivant l'es mêmes traditions, les ravages de l'ouragan sont causés par le combat tumultueux des génies des bois (Liésowiki) qui, à des distances de cent verstes, se lancent des arbres séculaires et des rochers de quatre mille livres pesant '. Ce rapprochement nous aide à comprendre le sens du combat célèbre des Centaures et des Lapithes, sujet favori des poètes et surtout des artistes grecs, qui l'avaient représenté sur la frise du Théséion, sur celle du temple d'Apollon, à Bassx, et sur plusieurs autres monuments.
Les Lapithes, qui ont pour roi Pirithoos, fils d'ixion, ont été à l'origine, et en raison de cette généalogie, des êtres mythiques de la même famille que les Centaures, dont les poètes les ont plus tard distinguos en leur prêtant la forme humaine et en les représentant comme un peuple réel. D'après l'étymologie la plus probable de leur nom, ils sont, eux aussi, des génies destructeurs, à l'action violente'; mais, quand l'épopée les eut humanisés, ils perdirent leur caractère bestial, pour devenir simplement de vaillants guerriers. Voici à quelle occasion la lutte éclata. Au moitient où Pirithoos épousa llippodamie (dont le nom rappelle la nature chevaline des Centaures), il invita aux fctes des noces le Centaure Eurytion, son parent. Celui-ci, s'étant livré sans mesure aux plaisirs de la table, fut bientôt pris de vin : sa tête s'égara;