Hannhardt, ouv. cité, p
2. Id., p. 89. Preller, Griech, Myth.^ U, p. 9, interprète autrement les Centaures. U voit en eux, sans motifà suffisants, une personnification des torrents qui descendent du Pclion. Cette explication, adoptée par &I. Rosclier [Jahrbuch /*. cla8è. Philol.^ 1872, p. 421 sqq.], a été conibatlue par M. Ë. Plew [même recueil, 1873, p. 193 sqq.)
5. Le mot AaTc-cO-ac appartient à la racine Aa;r, d'où le verbe à/anolÇu, saccager, détruire, et le ëubslantit /ac/af , tourbillon. Cette racine est voisine de pem = cipit. Le nom des Lapithes a donc le même sens que celui des IJarpyes (les vents violenti).
554 HYTUOLOGIE DE LA GRÈCE &HTIQUR.
dans son ivresse, il porta les mains sur l'épouse du roi des Lapithc et voulut l'entraînei' avec lui. Les héros, révultés de son insolence, I chassent hors du palais, après lut avoir coupe le nez et les oieiilcs. Si frères, les Centaures, accourent aussitôt pour le venger. Ils soi armés de rochers énormes et de pins gigantesques qu'ils maniei couinie des lances. Ils envahissent en tumulte la salle du festin, : précipitent sur les jeunes filles et les jeunes garçons qu'ils essayei d'enlever et font tomber plus d'un Lapithe sous leurs coups (Jîg. \hi
Fis. Iji- — Cumbat Je Centaui«s el île Lagiilhes.
Mais ceux-ci, dirigés par Pirithoos assisté de l'invincible Tliésée, i tardent pas à reprendre l'avantage. Us luttent corps à corps avec 1 Centaures, les terrassent, percent de leurs épées ceux qui résistent, mettent en fuite les autres qu'ils poursuivent jusqu'au pied du Pindc Cette noce tumultueuse, au tragique dénouement, n'est pas un fait isc dans la mythologie des peuples de race aryenne. Les superstitions pop laires, en Allemagne et en Russie, représentent l'ouragan comme noce bruyante du démon des bois qui danse avec sa nouvelle épouse et aujourd'hui encore, au pied du Piirnasse, l'orage ou les tempêtes i neige sont, aux yeux des paysans, l'effet des combats furieux que livrent entre euv, sur les hauteurs, les génies de la montagne'.
D'autres traditions thessaliennes présentent les Centaures sous i aspect différent. Les géographes grecs nous apprennent que sur I pentes du Pclion croissent un grand nombre de plantoi aux verl salutaires*. On dut donc prêter aux êtres merveilleux qui en babitaie les forêts la science des herbes médicinales et l'art de guérir. Gel attribution, commune sans doute originairement à tous les CenlaurE devint avecle temps le privilège unique del'un d'eux, du sage Chiro
i. Od.j-'.. XXI, 395. lliad., I. S63; II, 743. Seul. Hcrc, 178-190. Diod IV Higin.. Fab-. 33; Oviri., Mrlam.. XII, 210-535. !. UaniiLnrdl, ouf. cil., p. 00.