Apollod., III, 10. 1. Ei-atoslh., Calait
5. jI. Cox, Mylhot. o[ tlie Aryan A'a//o/w, p. 12 et 27, voit dans la pierre de Sisyphos K' disque solaire qui, cha(|uc jour, s'élève au zénith |)our descendre ensuite ?er$ l'horizon.
0. Schul., lliad., VI, 154. Schol., Pind., Olynip.^ XllI^ 98.
coursiers écumanls se retrouve dans sa légende, comme dans celle du souverain de la mer. Glaucos était le possesseur de nombreuses et magnifiques cavales qui faisaient sa joie et son orgueil. Pour les rendre plus belliqueuses, il les nourrit un jour de chair humaine. Ce forfait excita la coKre des dieux. Aux jeux funèbres célébrés à lolcos en Fhonneur de Pélias, le héros vint prendre part au concours des quadriges; mais Tatlelage s'emporta, brisa le char et tua Glaucos, qui, suivant une antre version, fut mis en pièces et dévoré par ses propres chevaux*. Celte fahie, identique à celle des cavales thracesde Diomède, éveille une image de mémo nature : celle des vagues impétueuses de la mer qui, dans la saison des orages, ne connaissent plus de frein et tournent leur sauvage fureur contre leur maître, le héros du flot azuré.
DelléropliOTif dont les traditions corinthiennes faisaient un fils de Glaucos, n'est cependant pas un personnage d'origine purement hellénique. La fable qui le concerne a dû être apportée à Corinthe des côtes d'Asie, particulièrement de la Lycie où l'on plaçait le théâtre de ses actions principales. L'étymologie de son nom est assez douteuse', mais il n'est guère possible de se méprendre sur son caractère. Ce vainqueur de la Chimère, ce destructeur des monstres est de la même famille qu'Hercule, que Thésée, que Percée surtout dont les exploits étaient rapprochés des siens par les Grecs eux-mêmes'.
Dans la mythologie grecque, Ilélios, le Soleil pei^onnifié, est représenté debout sur un quadrige attelé de chevaux écumants dont les naseaux soufflent la flamme. La fable de Bellérophon nous offre une image de même ordre, mais un peu différente. Le héros Lycien n'est pas traîné sur un char; il est un cavalier qui a pour monture un cheval ailé, qui Temporle à travers les airs. Ce cheval merveilleux que nous trouvons figuré sur les monnaies de Lycie et de Carie comme sur celles de Corinthe s'appelle Pi^gase, QueWc en est la signification? On rapportait que Pégase était né de la tête de la Méduse tranchée par Persée: le poêle de la Théogonie nous dit qu'il habite dans la demeure céleste où il apporte a Jupiter « le tonnerre et l'éclair »*. Si l'on se rappelle en même temps qu'à Corinthe deux des cavales d'Hélios portaient les