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0, Apullod., il, 4, 1.
LÉGESDES DARCOS. — l'ERSÉE. 503
Ici commence la carrière héroïque de Perséc qui, pour aller trouver la Gorgone, suivra la même direction qu'Hercule à la recberclie de Géryon ou du jardin des llcspérides. C'est, en effet, au delà de l'Océan occidental, aux limites extrêmes du monde du côté de la nuit', qu'est le séjour de la redoutable vierge. La fable de l'expédition du héros argicn, dont la première indication nous est fourme par les poèmes bésiodiques de la Théogonie et du Bouclier d'Hercule ', ae trouve surtout développée chez le mythographe Apollodore '. Nous puiserons à cette double source pour en faire l'exposition.
Persée, guidé dans son voyage par Hermès et par Athèna, arrive d'abord dans la région merveilleuse oîi habitent les trois hlles de Phorkys et de Kèto : Ényo, Péphrèdo, Dcino ; vierges monstrueuses qui. dès leur naissance, ont eu l'aspect de vieilles femmes (rpxTat), qui ont pour elles trois un seul œil et une seule dent dont elles se servent tour à tour '. Persée s'empare de cet œil el de cette dent, et comme les Grées les lui réclament, il promet de leur en faire la restitution, si elles lui indiquent ta route qui conduit chez les Gorgones, leurs sceun^. Les filles de Phorkys consentent à lui servir de guides et Persée exécute sa promesse. I,cs Grées possédaient en outre des sandales ailées, une besace (xifid!;) et une sombre coiffure (v,'jv£)]), qui les rendait invisibles. Persée s'approprie ces objets, s'arme en outre d'une harpe ' d'airain qu'Hermès lui a donnée, vole à travers l'Océan, et arrive chez les Gorgones qu'il trouve endormies. Les Gorgones sont trois sœurs qui portent les noms de Sthéno, Euryalè et Médusa. Les deux premières sont immortelles et ne vieillissent pas ; Médusa seule est mortelle :
elle a été aimée du dieu à la sombre chevelure, de Poséidon, et s'est unie d'amour avec lui*. Ce sont des monstres non moins effrayants que les Grées. Autour de leurs têtes s'enroulent des serpents; elles ont des dents longues comme des défenses de sangliers , des mains d'airain, rig. i65. - Type inisiique <]« u mime. des ailes d'or qui les emportent à travers les airs : ceux qui fixent les yeux sur elles sont pétrifiés '.