Aristoph., Av.^ 604 sqq
6. Preller, Griech. Myth,^ II, 90, veut y reconnaître, au contraire, un mol des inscriptions lycienncs, lada^ qui signifierait « la femme. » Cf. Ftîllow, Discov. in Lycia^ 475.
cia tien avec les Leucippides. Leucippos, héros messénien, avait deux tilles d*une rare beauté, qui furent enlevées par Castor ot PoUux, dont elles devinrent les épouses. Leurs noms sont expressifs; elles s*appellent Phœbé et Hilaeira^. Or, d'après Tauteur des Chants Cj/pna^ues, Phœbé et Hiiaeira étaient les filles d*Apoiion'. Nous voyons par là, comme par d*autres indices, que Leucippos, a le héros aux blancs coursiers », est en réalité identique à Apollon, dont son nom n'est qu'une épithète'. Les filles d\4pollon-Leucippos sont donc une eréatioo mythologique analogue à celle de Phaéthousa et Lampétiè, les filles du Soleil. L une d'elles serait ainsi un nom de l'Aurore, l'autre un nom de la Lune ; et l'on conçoit facilement comment cette dyade féminine a pu être rapprochée, par les liens d'un mariage, de la dyade masculine des Dtoscurcs, qui avait à peu près la même signification.
Dans les légendes messéniennes, Leucippos a pour frère Aphareus, qui est le père de Lynceuset d'idas. Lynceus (Au^pcsu;), dont la vue perçante était devenue proverbiale chez les Grecs, Idas (celui qui voit ou qui connaît), composent une paire fraternelle, qui a peut-être la même origine que celle de Castor et de PoUux. Mais leurs relations avec les Dioscures, en dépit de la pareoté qui les unit à eux, sont des relations d'hostilité que peuvent expliquer tes vieilles inimitiés de la ] Laconie et delà Hessénie. Un jour, racontail-on, les Tyndarides rame-
naient d'Arcadie un troupeau de bœufs, en compagnie des fils d* Aphareus. Le soin du partage fut confié à Idas. Celui-ci coupe un bœuf en quatre, déclarant que le premier d'entre eux qui mangera entièrement sa part aura la moitié du butin, que le second recevra Tiutre moitié. Aussitôt il avale sa portion en même temps que celle de son frère et devient par ce stratagème maître du troupeau qu'il emmène à Messène. Les Dioscures, frustrés et indignés, dirigent une expédition contre cette ville et enlèvent les bœufs; avant de rentrer chez eux, voulant châtier les Apharides, ils leur tendent une embuscade \ Du haut du Taygète, Lynceus, « celui de tous les mortels dont le regard est le plus pénétrant », les aperçoit; il prend la fuite avec son frère. Pollux les poursuit, tue Lynceus ; mais Castor est blessé par la lance d'idas. La lutte va continuer, quand Jupiter fait retentir son tonnerre et lance sa foudre qui consume les deux combattants. Pollux arrive auprès de
i. llyg., Fah., 80. Ovid., FmI., V, 700. Schol. ad Pind., A>m., X, 61, Dissen. Cf. Pau- «aii.,111, 17, 3; 18,11.