Ap. Pausan., III
3. En Ëlide, Leucippos est, comme Apollon, amoureux de Daphnè (Pausan., VIII, 20, 2)é En Mesaénie, Asclcpios, qui ost ordinairement fils d'Apollon, passait pour le petil-fils de Leucippos [Pausan.. III, 2C, 4).
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d'amour fraternel, il supplie Jupiter de lui donner la mort, à lui aussi. Le maître des dieux lui répond qu'il ne peut mourir entièrement, car il est de race divine, tandis que Castor est le fils d'un mortel; mais il lui offre le choix de sa destinée. Ou bien il échappera seul à la yieillesse et au trépas, et il vivra éternellement dans l'Olympe à côté d'Athèna et d'Ares ; ou, s'il veut partager en tout le sort de son frère, la moitié de son existence se passera sous la terre, l'autre moitié a dans les demeures dorées du ciel. » Cette demi-immortalité, qui sera aussi celle de Castor, est acceptée par Pollux* ; et c'est ainsi que les deux frères vivent de deux jours l'un, ou, suivant une interprétation déjà donnée par les anciens^, l'un le jour, l'autre la nuit.
Ce dévouement fraternel de PoUux, qui était célèbre dans l'antiquité ^, est évidemment une image empruntée au spectacle de la nature. Si Pollux et Castor ne sont autre chose que le Soleil et la Lune, conçus comme deux frères jumeaux, on s'explique comment ils meurent et ils vivent tour à tour. Le Soleil, l'être puissant et immortel, qui chaque soir disparaît à l'horizon et descend sous la terre, comme s'il voulait faire place à l'astre fraternel qui arrive à la vie avec la nuit, c'est Pollux qui se sacrifie pour Castor ; Castor inférieur à son frère, à qui il doit sa part d'immortalité, car la lune, disait Théophraste, n'est qu'un autre soleil plus faible'.
Les deux héros nationaux de la Laconie ne sont pas seulement en guerre avec ceux des Mcsséniens ; leurs noms se trouvent encore mêlés aux souvenirs des anciennes rivalités de Sparte et d'Athènes. Leur sœur Hélène avait été enlevée, disait-on, par Thésée et Pirithoos. Thésée s'était uni à elle, et avant de partir pour l'Ëpire, il l'avait laissée à Aphidnse, sous la garde de sa mère i£thra. A la nouvelle de cet enlèvement, les Tyndarides marchent sur l'Attique qu'ils envahissent avec une nombreuse armée. La retraite où Hélène est cachée leur est indiquée par les Décéliens, qui, à partir de cette époque, raconte Hérodote, obtinrent à Sparte les privilèges de l'immunité et de la proédrie.
1. Castor était considéré comme un mortel. On montrait son tombeau à Sparte (Pausan., III, 15, i) et à Argos, où il portait le nom de ^cÇo/s^avira^, c'est-à-dire demi-héros (Plut.. Quœst. Gr.y 23).
2. Les détnils les plus intéressants de cette fable nous ont été conservés par Pindarc, Neni., X, 60 sqq. Dissen.