‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 507 sur 550 · Pausan., X · texte numérisé non relu

Pausan., X

MYTHOLOGIE. j9

elO UVTHOLOCIE DE LA GntCE ANTIQUE.

des Cabires dans leur saucluaire de Mcmphis*. Elle dc se produisit donc qu'assez tard et elle repose, vruisemblablenieot, sur le rapprochement des épitbèlcs de "Avxxe; et de Ms-fâXot BesÎ, qui étaient commuDes i ces deux groupes de divinités *.

CoiDinc les Açwins auxquels on les a depuis longtemps identifies et qui, dans les Védas, persouniGeat soit lesdeus crépuscules, soit l'étoile du matin et l'étoile du soir, soit encore te soleil et la lune*, les Dioscures étaient surtout connus, en Grèce, comme des cavaliers. A IV rigine sans doute, les deux jumeaux se distinguent par des qualités diverses. Pollux est le héros du pugilat (tt-j^ àysef;). Castor est le dompteur de coursiers (Extciîati^;) . Mais cette attribution équestre ne tarda pas s s'étendre de Castor à son frère. Tous deux sont qualifiés, déjà chei Pindare, par les épithètes de eùiietcsi et de ^.luxiroiXot'. Sur le trône d'Apollon à Amyclœ, ils étaient représentés à cbevaM. De même, sur une monnaie romaine ici reproduite (fig. 170), nouj Toyons en eux deux cavaliers, armés de lances, qui courent dans deux directions opposées : image de leur apparition et de leur disparition alternatives. Quelquefois, comme sur le groupe du Monte Cavallo, à Bome. ils sont debout près de leurs chevaux Fig. m. — Les Dioi- qu'ils tiennent par la bride. Ou bien encore, ce sont cures 1 chc«i. lescouductcurs d'uu char d'or qu'ils lancent à travent l'espace étheré, attelé des coursiers rapides qu'ils tiennent de Poséidon : Plilogsos et Harpagos, ou Xanthos et Cyllaros*. C'est ainsi qu'ils devinrent, à Sparte, les dieux qui président aux courses de chars et aux concours gymnique3\ Pindare, reproduisant une tradition dorienne, disait qu'Héraclès, admis dans l'Olympe, leur avait confié le soin et U surveillance des grands jeux olympiques'. Les héros indigènes de la laconie devaient être, nécessairement, des héros guerriers. Avant les guerres médiques, quand les deux rois de Lacédémone partaient en campagne, ils emmenaient avec eux les images sacrées des deux Tyndarides*, et la marche guerrière que jouaient, avec accompagnement dc

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