‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 51 sur 550 · Callim., Hymn. Jov., v. 46 sqq · texte numérisé non relu

Callim., Hymn. Jov., v. 46 sqq

4. Ibid. Chez Apollonius (Argon,, HI, 132), Adrastée donne une sphère comme jouet à l'enfant divin. Cette balle enfantine deviendra plus tard la sphère du monde, attribut de Zeus. Les moniiaies Cretoises deTépoque romaine nous montrent Zeus enfant assis sur une sphère, à coté de la chèvre Amalthée (Overbeck, Zeus., Mûnztafel, V, 2).

5. C'est pourcjuoi, d'après ApoUodore (1, A, 6), les nymphes Adrastée et Ida sont filles de Mélisseus,

étymologie que les villes d'iEgion en Achaïe (lîg. i ) et d'^Egae en Cilicie, dont les noms se rattachent à la même racine que aiç, représentaient sur leurs monnaies Zeus enfant suspendu aux mamelles de la chèvre Amalthée. Celle-ci, transformée quelquefois en une nymphe qui prend soin du jeune dieu et le tient dans ses bras, est, à proprement parler, « la mère nourricière*; » et son nom semble n'être qu'une épithète de la Terre que les traditions Cretoises et asiatiques donnaient à Zeus Fig. i. - La chévic pour mère. Aussi la corne d' Amalthée, que le dieu, t«™paertfant''''"' disait-on, avait brisée pour la donner aux Nymphes en la remplissant de tous les dons, sera-t-elle toujours considérée comme le symbole de la fertilité et de Tabondance. D'après d'autres traditions, le jeune dieu ne s'était point nourri de lait comme les enfants des hommes, mais de l'immortelle nourriture de l'ambroisie et de la boisson divine du nectar. Des colombes venues des extrémités de l'Océan lui apportaient l'ambroisie dans l'antre de Tlda ; un grand aigle puisait le nectar à un rocher et en présentait le breuvage au futur maître des dieux '.

D'autres personnages jouent un rôle important dans la légende de l'enfance de Zeus. Ce sont les Curetés, qui appartiennent au culte de la Rhéa crétoise, au même titre que les Corybantes appartiennent à celui de la Phrygienne Cybèle, et qui, comme ceux-ci, passaient pour avoir été les premiers prêtres de la Grande-Mère. Sur les représentations artistiques du mythe crétois, nous voyons les Curetés sous la forme de jeunes guerriers dansant la pyrrhique : ils étendent au-dessus du jeune enfant allaité par Amalthée leurs vastes boucliers d'airain qu'ils entre -choquent et qu'ils frappent de leurs épées (fig. 2). Le fracas des boucliers des Curetés avait, disait-on, étouffé les cris du nouveau-né qui n'étaient pas parvenus jusqu'aux oreilles de Cronos.

« Cependant, dit Hésiode, le jeune dieu s'élevait rapidement : ses forces s'augmentaient avec son courage. Le temps venu, surpris par les ruses de Gaea, vaincu par les bras et les conseils de son (ils, le rusé Cronos rendit à la lumière ces dieux issus de son sang qu'il avait engloutis. Et d'abord, il vomit la pierre engloutie après eux. Zeus la fixa sur la terre, dans la divine Pytho, au pied du Parnasse, pour être un jour, aux yeux des mortels, le monument de ces merveilles*. » Vaincu

\. Le mot A-fjLX-)Oeix est composé des rncines //a, et a>» on uàS (cf. ûXBot et v^Su) qui expriment toutes deux l'idée de nourriture Cf. ^Afxfi&it surnom de Cybèle et de Démêler.

2. Moiro de Byzancc, chez Athén,, XI, p. 491, h. L'image des colombt's se trouve déjà dans Uomère [Odyss., XH, 02).

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