‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 513 sur 550 · Idyll.. II. Cr. OtM., tlelaiH., II, 839 «qq · texte numérisé non relu

Idyll.. II. Cr. OtM., tlelaiH., II, 839 «qq

De injme, en Aiie, cf.

:e blonche au bril-

018 mniOtOCIE de I,* CRFXE ASTIyUE.

vers les vagues sa proie adorée, la tremblante jeune fille, dont la mère

el les compagncj n'entendent bientôt plus les cris.

et le dhin nageur.

Le tatircati, roi des dieux, l'Luniide ravissc'ir

A d^jà passif Chypre el ses rîvca torlile;.

Il approttie de Crète et va voir les cent villes '.

C'est sur la cùte méridionale de l'ile, à Goi-tyne ou a Phsestos, qu'il avait dé[M}sé, disait-on, son précieux butin; c'était là, sous ua platane, qui, à partir de ce jour, ne perdit plus jamais ses feuilles*, que s'était consommée l'union de Zeus et de la vierge tyrienne. Les monnaies de Gortyne ont perpétué le souvenir de celte scène*. On y Toït Europe assise, penchée et mélancoliqtie, sur le tronc de l'arbre sacré, tandisqu'au revers, le taureau se retourne voi-s elle, comme pour donnera l'amante qu'il vient de quitter un dernier regard (Hg. 175).

Europe avait mis au monde trois fils, Minos, Rhadamantlie et Snrpé-

don, qui grandirent sous la protection du roi crétois Aslérion, devenu plus tard l'époux de ram.inle du dieu*. Cette dernière circonstance nous explique le rôle de Jupiter dans cette légende. 11 est difficile de ne pas identifier au taureau ravisseur le roi Astérion, qui s'unit à Europe, el de ne pas reconnaitre dans ce dernier le Zeus Astérioa, c'est-à-dire le Jupiter solaire qu'on vénérait en Crète, et dont le taurean était le symbole. La signification d'Europe, sans être aussi évidente, ne présente cependant pas de sérieuses difficultés. Le nom des fêtes Cretoises célébrées en son hanneur, les Ellotia', les monnaies de Gortyne, où sa

1. André Chfnier, Idijlte, Ktll. Sur un groupe de Jupiter el d'Europe.

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