‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 60 sur 550 · mad.^Wl, 234; Soph., Trach · texte numérisé non relu

mad.^Wl, 234; Soph., Trach

4. Strab.j VII. Epitom., IX, p. 402. Hesych., ît€/âywv= yipw^

5. Des inscriptions fort curieuses, gravées sur des plaques de plomb, nous ont conservé quelques-unes des questions qui étaient posées à cet oracle. V. Carapanos, ouv. cité, p. 70 et suiv. ; pi. 34-38.

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tion de l'oracle d'Ammon'. La religion de Jupiter Dodonéen et celle de Jupiter Aiiimon se trouvaient ainsi avoir une origine coininune. Il ne faut voir dans cette légende, qui repose sur le double sens du mot xéX^La, qu'une preuve, entre beaucoup d'autres, de la prétention qu'avaient les prêtres égyptiens d'avoir donné leurs dieux et leurs institutions religieuses à la Grèce, et de la facilité avec laquelle les Grecs qui avaient voyagé en Egypte accueillaient leurs affirmations. En réalité, le culte de Zeus Dodonéen n'est pas d'origineégyptienne,maisd'originepélasgique. A une époque que l'on ne saurait déterminer avec précision, mais qui parait postérieure aux temps homériques, Zeus partagea le sanctuaire de Dodone avec une autre divinité. Diojiè. Aicftw] est le féminin de 'Mûi;, Aicç, comme en latin « Juno » est le féminin de « Jovis». Cette déesse semble doue avoir eu, à Dodone, le rôle qui, ailleurs, est altribné à liera ; c'est une reine du ciel, une épouse de Zeus. Fille de l'Océan et de Téthjs, d'après la Théogonie', mère d'Aphrodite, d'après i'iliade^, Dionè est une divinité de la nature humide et de la fécondité génératrice. Le culte dont elle était l'objet à Dodone en même temps que Zeus est attesté par une monnaie d'Épire que reproduit la figure ci-jointe (n° 4) . Nous y voyons les tètes de Zeus et de Dionè réunies dans le même champ : le premier est couronné des feuilles du chêne qui lui est consacré; Dionè porte le diadème et le voile qui Fia 4 - Zens ei Oioiié ^""^ '^^ ^ymboles de Sa royauté céleste et de son union divine.

Dans les autres parties de la Grèce, les formes du culte qu'on rendait à Zeus rappelaient également la signification primitive et essentielle du dieu; et sa religion, malgré l'élément moral qui s'y introduisît de bonne heure, élait encore, à bien des égards, une religion de la nature. En Attique, le rapport intime de ses fêtes avec les diverses saisons de l'année indique qu'on vénérait en lui le souverain du ciel et le maître de tous les changements atmosphériques. Au coni> mencement de l'hiver, les Athéniens célébraient une fête en l'honneur de Zeus Maii^ixTr,;', c'est-à-dire du dieu des tempêtes qui allaient bientêt se déchaîner sur la terre et sur les flots. Gette fcte des Haipxxrtjpta était accompagnée de sacrifices expiatoires par lesquels on essayait de conjurer les effets de ta colère menaçante du dieu. L'hiver terminé,

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