‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 61 sur 550 · Herod., II · texte numérisé non relu

Herod., II

3. 1, Zlà. Dlunù ett quciqucruis coDsidéréc duninc la mùrc de DionyxM (Eurip., Antig. fragm., W, éd. U. Uindorl'], iirubalilenii'iil i Kmu: Ae lu rc£H>nil>l;iiicc dus Aenx mois.

4. Sur 1b s«nt du mat, voir Hcayi'li., riai>aE- /uti/iàioii; llDr|)ocr. iex,. p. 101.

le 25 du mois d'Anthestérion, on sacrifiait au contraire, dans la fête des Diasia^ à Zeus Milichios^ au dieu dont Tliumeur pacifiée semblait sourire dans la brillante lumière du ciel qui, sur la terre, faisait éclore les premières fleurs ^ Au plus fort de Tété, le 14 du mois Skirophorion'fOn célébrait encore, en l'honneur du dieu tutclaire de la cité, les Dipolia^ appelées aussi les Bouphonia, parce que, contrairement aux rites primitifs de la religion de Zeus, on lui immolait un bœuf^. Cette fête avait sans doute pour objet d'invoquer la protection du dieu céleste contre les ardeurs desséchantes de l'été qui brûlait les cultures des Athéniens. On comprend facilement comment l'activité anthropomorphiste de l'imagination grecque transforma les divers changements de l'état atmosphérique en les humeurs variables d'un dieu personnel, comment le ciel d'hiver devint une divinité irritée, le ciel printanier une divinité pleine de douceur et toute bienveillante pour les hommes. Dans le Péloponèse, les sommets de l'Apésas près de Némée, du Cyllène arcadien, du Taygète, de l'Ithome, paraissent avoir été, des une haute antiquité, consacrés à Jupiter, à. en juger par les légendes dont il était le héros dans chacune de ces régions ^ Mais le caractère naturaliste de la religion du dieu ne s'exprimait nulle part plus clairement que dans le culte dont il fut l'objet, jusqu'aux derniers temps de la Grèce, sur le mont Lycée. A Tépoque de Pausanias, le Lycée était encore, pour les populations qui vivaient à son pied, une montagne sainte *; c'était l'Olympe d'Arcadie, dont la cime portait le nom de « sommet sacré ». Contrairement à la prétention des Cretois, les Arcadiens disaient que Zeus était né sur cette montagne, qu'il y avait été nourri et élevé par les nymphes Théisoa, Néda et Hagno*. Le sommet du Lycée n'est pas le plus élevé de la péninsule dont il n'occupe pas le centre ; mais les montagnes qui l'avoisinent sont disposées de tellesorte que, de ce point culminant, rien n'arrête la vue. Ce sommet, étant complètement à découvert, est, pendant tout le jour, baigné de lumière. On racontait dans le pays, que les hommes ou les animaux qui pénétraient dans le sanctuaire du dieu ne projetaient aucune ombre sur le sol. Au dernier sommet, étaient un tertre de terre, l'autel de

1. Thucyd., I. 126; Schol. Aristoph., Nub,, 408. V. K. F. Hermann, Griech. Ântiq., II, §58.25,24.

Page 1