‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 62 sur 550 · Preller. Griech. Myth,, I, p · texte numérisé non relu

Preller. Griech. Myth,, I, p

5. Pausan., VIII, 38, 2. Une monnaie arcadiennc nous montre la tête de ZcusLycien cou^ ronnc de laurier : au revers, Pan assis sur un rocher qui est le mont Lycée ou l'Olympe arcadien, comme l'indique la légende 6Xufi{noi). Hûller-Wiescler, Detikm. d. ait,, K., Il, n«181.

G. Pausan., ibid.

Zeus Lycien, el deux colonnes surmontées de deux aigles tournés vers le soleil levante Ces détails nous prouvent que le dieu adoré sur la plus haute cime du Lycée était le dieu de la lumière céleste. C'est ce que confirme d'ailleurs Tétymologie de l'épithète de Lycien appliquée n Zeus*. Mais la racine à Inquelle se rattache Auxaioç n'ayant donné naissance dans la langue hellénique qu^à un très-petit nombre de mots, le sens réel de cette racine était à peu près perdu pour les Grecs. Les Arcadiens, qui avaient aperçu un rapport entre le mot AuxaTo; et le mot XuxGç, qui signifie « loup », avaient bâti sur cette fausse analogie des histoires fantastiques, telles que celle de Lycaon, leur premier roi, métamorphosé en loup'. C'est par une confusion du même genre qu'Apollon Lycien, dieu de la lumière, était devenu le dieu >.uxoxtovoç (destructeur des loups).

Le Zeus hellénique, d'origine pélasgique, fut de bonne heure confondu avec d'autres dieux, primitivement étrangers à la Grèce, mais qui offraient avec lui certaines analogies et qui possédaient quelquesunes de ses attributions. On ne saurait douter, par exemple, que le Zeus Cretois (KpYjTaYevTQ;), dont nous avons exposé plus haut la légende, n'appartienne par son origine aux religions de TAsie Mineure. Sa mère Rliéa, qui ne tint jamais beaucoup de place dans le culte ni dans la poésie mythique de la Grèce, est, en effet, identique à la grande divinité féminine de l'Asie, à la Mère des dieux, à la Cybèle phrygienne. Le fils de Rhéa semble donc être en Crète ce qu'est Attis en Phrygie. Comme ce dernier, Zeus Cretois est un dieu qui nait et qui meurt. Sur le mont Ida, à côté de la caverne qui avait été le théâtre de son enfance, on montrait aux pèlerins et aux curieux le sépulcre où il était enseveli^. La naissance et la mort de Zeus étaient sans doute, comme dans le culte d'Attis, un symbole de la disparition et de la résurrection annuelles de la vie végétative au sein de la nature ; et à cette conception devaient correspondre, en Crète, des fêtes du printemps et des fêtes d'hiver, où l'on honorait Zeus tour à tour comme un dieu céleste et comme un dieu infernal. c( A toi qui règnes sur toutes choses, dit un personnage d'Euripide, j'offre une libation et un gâteau sacré, soit que tu veuilles être appelé Zeus, soit que tu préfères le nom d'Adès; car parmi les dieux qui habitent le ciel tu tiens le sceptre souverain, et, en même temps, ton autorité s'exerce, comme celle d'Adès, dans les pro-

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