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3. Celle étude a été faite très-complélementpar Overbeck, Zeuê^ p. 4(M>5.
Titans et qui précipite, quand il lui plait, la foudre sur la terre. Sa figure, toujours grave, est capable, on le sent, de devenir sombre et irritée, quand il voudra détruire les obstacles qui s'opposeraient encore à Tordre du monde. En même temps s'y exprime la conscience d'une force irrésistible qui, par une conséquence naturelle, est souvent accompagnée des traits de la douceur et de la bonté.
A ridée de la royauté de Zeus correspond le trône où il est souvent assis. Mais cette attitude calme n'a rien de mou, ni de nonchalant ; elle est pleine de noblesse. C'est l'attitude du juge dans son tribunal, du roi dans son conseil, et cette tranquillité est celle d'un dieu qui peut passer soudain du repos à l'action ^ Cette idée de la dignité de Zeus trouve encore son expression dans le costume dont il est revêtu. Quand il est assis, il porte ordinairement le long himation qui laisse toujours à découvert le bras droit et la poitrine, plus rarement le buste et le tronc tout entier. Ce vêtement, qui prête à la représentation du dieu un caractère d'ampleur et de plénitude, se voit souvent aussi sur les statues où il est debout ; car, en dehors des bronzes grecs de style archaïque, des bas-reliefs et des peintures murales d'époque romaine, les images nues de Zeus sont de rares exceptions.
Un des traits les plus constants de la tête de Zeus est une chevelure épaisse et abondante , souvent ondoyante , à la façon d'une crinière de lion. Soit qu'elle encadre tranquillement la figure, soit qu'elle l'anime de ses masses désordonnées, elle se dresse toujours à une certaine hauteur au-dessus du front. Ce jet hardi et puissant de la chevelure est une marque distinctive de la tête de Zeus. De même, la barbe du dieu, pleine, forte et ordinairement bouclée, se distingue de la barbe plus rude et plus épaisse de Poséidon, comme de la barbe plus molle et plus flottante de Dionysos. Un trait encore plus caractéristique de sa physionomie, c'est la forme du front. Ce front n'est pas seulement remarquable par son ampleur et son élévation ; il se divise, pour ainsi dire, en deux parties. La partie inférieure, qui forme toujours une saillie plus ou moins forte, la partie supérieure, qui se dresse droite et comme a pic, éveillent à la fois l'idée de la plus grande force de volonté et de la plus haute sagesse. Sur plusieurs monuments, cette division se marque très-nettement par un pli transversal, ou par une inflexion prononcée de la ligne du front. De cette saillie inférieure du front, il résulte que l'œil est profondément situé et fortement ombragé. Il est d'ailleurs très-ouvert; c'est l'œil, clair du dieu dont le regard embrasse tout. Au dessus de lui, les sourcils forment un