Paus., III, 15, 9. Zenob., I
7. Paus., Il, 24, 1. Strab., VIU, 380. L'épitliètc de B.uva^a (Paus , II, 4, 7) a le mâme sens.
()llî airn^seul la terre. Reine du ciel, elle exerce son autorité sur les «iftkr^ qui eu parcourent retendue. C'est ainsi qu'elle soumet a de dures êpi^uvcs Héraclès, le héros solaire. Dans la légende argienne, on disait que la déesse avait eu pour nourrices les Biles du fleuve Astcrion dont le nom porte en lui-même sa signification ^ Une idée analogue s'exprimait dans le choix de Tanimal consacré par excellence à liera : le paon, dont le plumage brillant et constellé était le symbole de la magnificence du ciel étoile. Enfin, d'anciennes traditions rapportaient que la déesse avait été nourrie et élevée par les Heures ', en d'autres termes, par les saisons dont le retour régulier renouvelle et entretient la vie mobile, mais éternelle, du ciel. Tous ces détails s'accordent à nous montrer dans Hcra une divinité provenant d'une conception analogue a celle de Zeus dont elle est, pour ainsi dire, la forme féminine ; avec celte différence peut-être que la personne d'Hèra esl en rapport plus direct que celle du dieu avec les météores nocturnes de la voûte céleste.
Cette similitude d'attributions des deux divinités devait avoir pour conséquence de les faire considérer comme rapprochées entre elles par les liens d'une intime union. Uèra, souveraine du ciel, ne pouvait être que l'épouse de Zeus. Si elle ne l'égale pas en puissance, parce que le ciel ne peut avoir deux maîtres et qu'il convient que la femme soit inférieure à son époux, elle participe du moins à son autorité et à sa royale majesté. Née de la même origine que lui, fille aînée deCronos', elle est, de toutes les déesses qui habitent l'Olympe, la plus élevée en dignité, la plus respectable et la plus auguste^. Elle trône sur un siège d'or, à côté de son royal époux'. Quand elle entre dans le palais divin, tous les dieux se lèvent à son aspect et saluent en elle leur souveraine*. Sa colère est redoutable comme celle de Zeus, et quand elle s'agite sur son trône, elle fait trembler tout l'Olympe''. Sa dignilé et sa puissance ne cèdent qu'à la majesté supérieure et à la force irrésistible du maître du monde.
L'union de Zeus et d'ilèra offrait un thème fécond à l'imagination mythologique des Grecs, qui se plut à représenter les deux grandes divinités célestes, tour à tour, au sein des joies voluptueuses de leur hymen et dans les querelles bruyantes de leur vie conjugale. Cette double