D.-isenty Popufar Taies from the Norse
INTRODUCTION. iiii
des airs de parenté. Les ressemblances qu*il surprend en eux ne pouvant être purement forluiles, il suppose que tous ces dieux ont eu les mêmes ancêtres, qu'ils dérivent tous des mêmes types. C*cst à ces types primitifs qu'il entreprend de remonter; ce qu*il poursuit, ce n*est rien moins que Texplicalion de la mythologie tout entière et la science dos origines religieuses dé notre race. Une si haute prétention ne laisse pas que d'inspirer d*abord quelque défiancé ; mais comme ceux qui Texpriment sont des hommes graves et des savants éminents, elle mérite d^étre prise en sérieuse considération. Il nous faut donc examiner rapidement sur quels fondements repose la mythologie comparée, quelle est la valeur de sa méthode, et de quelle lumière elle peut éclairer Tobjet propre de nos études.
La science de la mythologie comparée dont Adalbcrt Kuhn et Max Huiler ont posé les principes, il y a trente ans environ, n'est, à proprement parler et dans la pensée même de ses fondateurs, qu'une branche de la philologie comparée : science un peu plus ancienne, dont les premiers développements remontent à la découverte, faite à la fin du siècle dernier, de l'antique langue de l'Inde, le sanscrit.
Personne n'ignore quelle révolution cette découverte a opérée dans l'étude du langage. Grâce aux travaux des Schlegel, des Humholdt, des Bopp, des Eugène Rurnouf et de leurs disciples, la parenté qui unit le sanscrit aux idiomes des principaux peuples de l'Europe est un fait établi jusqu'à l'évidence, et nul n'oserait contester aujourd'hui que la langue des brahmanes, celle des Perses, celle des Grecs, celles que parlent les peuples de race la-' line, celtique, teutonique et slave doivent être considérées comme des langues sœurs et ne sont, en réalité, que les variétés d'un même type. Il est également reconnu que, si chacune de ces langues sœurs a retenu quelquesuns des traits de leur mère commune, parmi elles le sanscrit occupe cependant la première place. Les monuments de cette langue étant les plus anciens qui nous aient été conservés, elle est encore assez rapprochée de sa source pour qu'on puisse étudier chez elle, mieux que partout ailleurs, la structure de ce langage primitif qui a subi tint d'altérations en se divisant en tant de branches diverses. De là vient que c'est au sanscrit qu'il faut surtout avoir recours, si l'on veut explicjuer un grand nombre de phénomènes grammaticaux, dont l'étude comparative des autres langues, plus éloignées de leur origine, ne sulBt pas à donner la clef.