‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 87 sur 550 · Herod., IV, ISO · texte numérisé non relu

Herod., IV, ISO

7K HÏTIIOLOCIË U£ LA OIIËCE A^TII}LE.

dcsFciscs'; à Athènes, elle avait un autel sur l'Aréopage (la colline d'Arcs'). Les capritii religieux se plaisaient à attribuer à ^a puissance guerrière les triomplies que la Grèce avait remportés sur les Mèdcs ; ils se l'imaginaient comme la combattante invisible et irrésistible qui, placée au premier rang de Tarmée grecque protégée par son bouclier, avait, de sa lance gigantesque, rompu et renversé les masses épaisses des barbares. En ce sens, elle était la déesse r.pi[Myii, à laquelle Athènes surtout rendit un culte quand le flut de l'invasion eut été repoussé. L'image d'Athèna ï'romachos, statue d'airain colossale, œuvre de Phidias, se dressait sur le roclier de l'acropole, entre l'Krcchthéion et le Parthénon. Comme nous l'indique la monnaie ci-jointe {fig. 15), la déesse était représentée debout, le casque en tète, le bouclier dans la main gauche, le bras droit levé à la bau teur du casque et brandisi^ant un javelot'. Elle dominait Athènes et semblait couvrir l'Atlique eu- "îhéna sur 'rà'crijpoîe tièrc de sa protocliou; car les marins, dès qu'ils d'Athiiins. avaient doublé le cap Sunium, voyaient, disait-on,

étincoler au soleil la pointe île sa lance et l'aigrette de son casque*. A la déesse Promachos d'Alhèncscorrespoiidàpeu prèsl'Athèna.Sf/j(.^ nias (la Forte) de Trézène et l'Athèna AMcoménè de Béotic. Cette dernière avait donné son nom à une bourgade béotienne qui fut le cenlrcdesenculleaux temps homériques, comme l'indique le texte qui la rapproche d'Héra argienue'. Plus tard, pour expliquer cette épilhcte. on disait que la déesse, fille d'Ogygès, avait été élevée jHir l'autochthonc Alalcoméiieus*. Mais, en réalité, le mot 'AXaXKjjivi; n'éveille d'autre idée que celle de la force protectrice d'Athèna, qui devint naturellement la déesse mÀri; ou Tts/.isûyoç, celle dont le bras puissant veille sur l'existence et sur la fortune des cités. C'est elle qui les défend contre les entreprises et les a~«sauts de l'ennemi; et, comme rien ne saurait lui résister, c'est elle qui assure à ses adorateurs les succès de la guerre. Elle est donc aussi la déesse v.xTjfSj;:;, que Phidias avait représentée ])oil;ii)t, comme Zcus, une Victoire sur sa main gauche étendue. Son nom même se confond quelquefois avec celui de Nikè. C'était à elle que les Athéniens avaient élevé, à droite des Propylées,

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