KirchliofT., Inscript. AU. ^ I, n
(). Paus., I, 2,5; II, 34, 3. De là nnsâi son épitliète de à>(Çtxaxo$.
elle, en effet, qui avait, disait-on, inventé le tour du potier et fabriqué les premiers vases ^ comme l'indique peut-être Tamphore renversée sur la quelle se pose la chouette de certaines monnaies d'Athènes. Elle est encore la déesse STaOjjLia à qui le charpentier doit son équerre*. Les architectes, les sculpteurs, les peintres, sont souvent appelés « des gens habiles dans les arts d'Athèna,» qui a donné l'impulsion première à leur génie et ne cesse de les inspirer. Elle est aussi une déesse musicale : elle a inventé la flûte dont les accents lui servirent d'abord à imiter les sifflements et les plaintes de la Gorgone expirante'. En Béotie où l'art de la flûte se développa de bonne heure et atteignit un rare degré de perfection, cette invention d'Athèna était rappelée par répithète de BojxfuXia qu'on donnait à la déesse^. Mais à Athènes, où le même art était dédaigné, on racontait qu'Athèna, après avoir inventé la flûte, la rejeta avec mépris parce que le jeu de cet instrument déformait sa flgure, et en abandonna la possession au Silène Marsyas. Cette fable, souvent reproduite sur les monuments de Tari athénien et sur la scène comique, avait été évidemment créée à l'intention de tourner en ridicule les prétentions musicales des Béotiens et de rabaisser en même temps la musique phrygienne où la flûte était réiément dominant. Si Athèna est l'inspiratrice de tous les arts et de tous les métiers, elle est surtout la déesse 'EpY*^ (ouvrière) qui préside aux travaux de la race féminine. Dès les temps homériques, les femmes grecques, qui avaient acquis une singulière habileté dans l'art de Gler et de travailler les étoffes, reconnaissaient Athèna comme l'artiste divine et incomparable qui la première avait tissé et brodé pour les dieux de magnifiques vêtements ornés de merveilleux dessins. Chez Homère « les travaux d'Athèna » (Ipya 'AÔY;vaiY)ç) expriment l'habileté des doigts féminins portée à son plus haut degré de perfection. Les Grecs avaient sans doute comparé ces fins tissus dus à l'industrie de leurs femmes à la toile de l'araignée fileuse : de cette comparaison était née une légende. En Lydie, disait-on, il y avait une jeune vierge, Arachnè, qui se distinguait entre toutes par son habileté à broder les étoffes. Fière de son talent, elle provoqua un jour Athèna et produisit une pièce d'un magnifique travail où étaient représentés les amours des immortels. La déesse, n'ayant pu trouver aucune imperfection dans l'œuvre d' Arachnè, fut saisie de dépit : elle mit Touvrage en pièces et transforma la jeune fille en l'insecte dont elle portait