Griech. Mijthol , I, p
3. Ârisloph., Lyêistr., 048; Elym., Hagn., p. 1{9; Harpocr., p. 48.
de la môme façon, à l'acropole ^ Malgré le secret dont était entourée cette cérémonie, il est possible d'en indiquer le sens général. Les mots appr^ou IppY), qui entrent dans la composition du nom des jeunes filles chargées de ce détail du culte, sont peut-être identiques à êpcnr^, rosée*. Les grammairiens anciens paraissent l'avoir compris quand ils donnent à cette cérémonie le nom de epjr^çopia et quand ils nous disent que les Erréphores étaient les jeunes filles qui escortaient Ilersè ou qui portaient la rosée à llersè fille de Cecrops'. Hersè exprimant sans doute une des attributions d'Athèna, cette formalité religieuse rappellerait l'action bienfaisante de la déesse qui, du sein du nuage orageux, verse à la terre altérée les gouttes de la divine rosée.
A la même époque de Tannée *, on célébrait en l'honneur d'Athèna une autre fête, dont la signification est en rapport avec celle de TArrhéphorie. Une procession, partie de l'acropole, se rendait, en suivant la voie sacrée d'Eleusis, à un sanctuaire situé en dehors des murs de la cité. Le cortège était conduit par la prêtresse d'Athèna- Polias, par le prêtre d'Érechthée, par celui d'Hèlios, qui s'avançaient à l'abri d'un vaste parasol blanc porté par les descendants de la famille desEtéobutades'. Ce dernier usage avait fait donner à la fête le nom de Skirophoria. Lemota/.{pov(=Gy.i£p6v) signifie, en effet, en grec « parasol ». Mais, en même temps, le mot cxïpoç désigne ces terrains calcaires qu'on rencontre aux environs d'Athènes et qui, sous les rayons du soleil de juin, sont déjà durcis et desséchés. De là, la double signification de la fête. Le parasol était l'image de la protection qu'on demandait à la déesse contre l'ardente chaleur; le lieu qui était le but de la procession était un sanctuaire consacré à Athèna Skiras, bâti sans doute sur un de ces terrains calcaires qui ont le plus à souffrir de l'action brûlante du soleil, au moment du solstice d'été. Là, on couvrait l'image sacrée de la poussière blanche du sol*; usage symbolique dont l'intention était de montrer et de faire toucher, pour ainsi dire, à la déesse la sécheresse d'une terre qui aspirait au rafraîchissement des eaux célestes.
Cette fête avait été précédée, au mois Thargélion, d'une série de cérémonies d'une autre nature, qui ne duraient pas moins de dix jours, et dont les prem.ières portaient le nom de Phjnténa^ les secondes celui