Schol. Aristoph., Ve»p
ATHËNA. 87
de Calhjntéria *. Le mot nXuvTY)pia indique que ces rites avaient pour objet ia puriiication du temple, des objets sacrés et de Timai^e même de la déesse. On dépouillait cette image de ses vêtements pour les la* ver; on nettoyait la statue et on la réparait, s'il était nécessaire. Ce dernier soin appartenait aux Praxiergides *, descendant vraisemblablement d'une famille ou corporation d'artistes qui avaient été anciennement préposés à la conservation et à l'entretien de Tidole. Quand la puritlcation était terminée, alors commençaient les KaXXuvnfjpia. La statue de la déesse était replacée sur sa ba^e ; on la parait de nouveau de ses brillants vêtements dont une eau pure avait rafraîchi Téclat, et le temple, précédemment fermé, se rouvrait à la piété des fidèles, qui venaient en admirer la magnificence nouvelle. Cette fcte, qui exprimait ridée de la pureté immaculée d'Âthèna, était aussi en rapport avec l'agriculture et avec les espérances d'abondance que faisaient naître les fruits qui commençaient alors à mûrir. Dans la procession qui se rendait à rÉrçchthéion, on portait, en effet, entre autres objets, un grand plat rempli de figues sèches. La figue, symbole des fruits dus aux premiers efforts de la culture, rappelait comment les hommes avaient remplacé l'aliment sauvage du gland par iine nourriture plus douce. Le figuier, aussi bien que l'olivier, était considéré en Attique comme un présent d'Athèna.
De toutes les solennités instituées par les Athéniens en l'honneur de leur divinité protectrice, la plus magnifique et en même temps la plus riche en rites significatifs était Celle des Panathénées, On en faisait remonter l'établissement à l'époque où Thésée avait groupé autour d'Athènes et réuni en un corps de nation les différentes tribus de l'Attique'. Les petites Panathénées, qui avaient lieu tous les ans, étaient surpassées en éclat par les grandes Panathénées qui, à partir de Pisistrate, se célébrèrent dans la troisième année de chaque Olympiade, à la fin du mois d'Hécatombseon *. L'acte principal de ces deux fêtes était une procession qui avait pour objet de porter en grande pompe dans le sanctuaire d'Athèna-Polias le péplos neuf qui était offert chaque année à la déesse. Le péplos était une vaste pièce d'étofTe qui, suivant les temps, parait avoir servi de vêtement au Ç6avov d'Athèna, de rideau à sa statue ou de tapisserie aux parois de son sanctuaire. Le travail du péplos, qui commençait à la fin de Pyanepsion (octobre) et
1. Sur ces cérémonies, voir S(*hœmann, Griech. Alterihûmer, H, p. 472, .!• édit.; A. Mommsen, Heorlologie, p. 429.