Plut., Theê
4. Voir Meier, ûber die Panathenâen (EnkykI. d. Wissensch. und Kûnstr), K. F. Hermann, Griech. Anlig,, U, g 54; Schoemann, Griech. AUerth., II, 467, 477.
ne durait pas moins de neuf mois, était exécuté, sous la surveillance de la prétresse, par des jeunes filles et par des femmes connues par leur habileté dans Tart de la tapisserie, et qui étaient surnommées èp- YaTîvai, les ouvrières. Parmi les représentations dont leur œuvre était ornée, on remarquait surtout le combat des dieux et des géants, où Alhèna avait terrassé Encelade ^ : à ce motif principal s'ajoutaient quelquefois l'image de certains événements importants de l'histoire d'Athènes et celle des citoyens qui avaient bien mérité de la patrie*. Au jour de la fcte, le péplo« déployé était tendu comme une bannière, ou plutôt comme une voile de vaisseau, au-dessus de la trirème sacrée, emblème de la puissance maritime qu'Athènes devait à la déesse, et qui, montée sur des roues ou mise en mouvement par de puissantes machines^, gravissait les pentes de l'Acropole avec le cortège sacré. La procession, partie du Céramique extérieur, entrait par la porte Dipyle, se déployait sur l'agora et traversait les principales rues de la cité*. Elle offrait aux regards des habitants de l'Attique et des étrangers accourus de toutes parts, un spectacle d'une singulière magnificence, dont les élèves de Phidias nous ont légué le témoignage encore vivant dans la frise mutilée de la cclla du Parthénon'. Cette procession était composée d'une élite choisie dans tous les âges et dans tous les rangs de la cité^. A la suite du prêtre, des serviteurs du culte et des magistrats préposés à l'administration des choses sacrées, s'avançait une troupe de jeunes filles, la léte légèrement inclinée, dans l'attitude de la pudeur et du recueillement, (enant à 'la main les patères et les vases destinés aux sacrifices ; puis, les canéphores^ qui portaient dans des corbeilles posées sur leurs têtes les objets sacrés ; puis, les filles des métèques, condamnées par la loi à l'humble rôle de servantes, et dont les mains étaient chargées des aiguières, des sièges et des ombrelles. Au centre du cortège, on traînait les victimes offertes par la cité, par les dèmes de l'Attique, envoyées par les colonies elles-mêmes, qui participaient ainsi aux sacrifices de la métropole. Des musiciens, jouant de la flûte et de la lyre, devaient accompagner de leurs accords l'immolation des victimes. Une troupe de vieillards, tous remarquables par leur beauté, s'avançait portant à la main des branches d'olivier : on ^ les appelait, pour cette raison, les ihallophores, Athènes n'avait point
1. Voir l'étude spéciale de M. de Ronchaud, le Pcplos d'Atfiènè Parlhénos, élude sur les tapisseries dans l'antiquité.