‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 97 sur 550 · Rangabé, Antiq. hellén., U, n · texte numérisé non relu

Rangabé, Antiq. hellén., U, n

3. Plut., Solon, 1 ; l'Iat., Rcsp., I, 1; Schol. Aristopli., Ban., 151.

4. Voir 0. Mûller, Handbuch. der Arch. d. Kmh»/, §508-371. MûlIer-Wiesclcr, Denkm, d. ait. K., pi. 19-22. Braun., Kwislmyth., pi. 50-70. Bernoulli, Uber die Minerven slaiuen, Bàle, 1867.

5. Celait l'attitude de la déesse Promaclios de Tacropolc d'Athènes.

bre que, non-seulement en Grèce, mais en Italie plusieurs villes se vantaient de posséder. A Athènes, le Palladion le plus vénéré était rimage de bois qu'on voyait dans TErechtliéion : les monnaies les plus anciennes, les vases peints archaïques, quelques petits bronzes^ et quelques terres cuites originaires d'Athènes, peuvent nous en donner une idée'. On possède au Louvre une de ces images encore grossières d'Athèna *. La déesse est debout, les jambes serrées Tune contre l'autre, couverte d'une draperie aux plis droits et symétriques qui enveloppe étroitement les formes du corps. De la main droite, élevée à la hauteur de la tête, elle brandissait sa lance, de l'autre elle tenait un grand bouclier. Le sourire immobile de la figure, la lourdeur de la draperie, la raideur des mouvements rappellent la célèbre statue du fronton du temple d'Égine, qui est le type le plus noble du genre archaïque

(fig.l7).

Phidias, qui a créé le type de Zeus Olympien, a fixé également celui

d'Athèna. Parmi les nombreuses statues de cette divinité qu'il avait composées, on en voyait trois sur l'acropole, qui présentaient trois caractères différents. La première est celle d'Athèna Promachos dont il a été question plus haut, de la divinité guerrière et protectrice, avec le casque, la lance et le bouclier. La seconde est celle d'Athèna Lemnia^y qui exprimait au contraire \\î\ déesse pacifique. Les critiques anciens nous disent que la tête de la déesse était d'une beauté remarquable, empreinte de tout le charme de la grâce virginale, et qu'on croyait y voir éclater la rougeur de l'innocence et de la pudeur*. La tête de la déesse était donc probablement découverte, dépouillée de ses attributs belliqueux, et n'exprimait que les douces pensées de la divinité qui préside aux arts de la paix. Les caractères différents de ces deux statues se trouvaient réunis et fondus dans la représentation d'Athèna la plus parfaite qui fût due au ciseau de Phidias : celle qui ornait leParthénon et en était la merveille®. La déesse était debout, vêtue du long chiton qui descendait jusqu'aux pieds ; sa poitrine était couverte de l'égide, dont

1. Arch. Zeitung, 1867, p. 121, noie de M. F. Lenormanl : le Palladium d'Athènes. Cf., pi. 228, 1, 2.

2. 0. Jahn, De antiq. Minervœ simulacn* atlicis. GerhanI, Uher die Minervemdoîe Athens.

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