‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 134 sur 152 · Voir Ambrosch : De Charonte etrusco , Breslau · texte numérisé non relu

Voir Ambrosch : De Charonte etrusco , Breslau

Dieu invisible, ayant comme attribut la xuvev ], sorte de coiffure qui le dérobe aux regards, Hadès règne sur des régions ténébreuses. Il n’apparaît à la lumière que dans le mythe de l’enlèvement de Coré. Aussi en mettant à part les monuments de cette série, et les peintures de vases qui représentent son union avec Perséphoné ou le tableau de l’Enfer1, il est peu de statues ou de basreliefs où l’on puisse reconnaître Hadès avec une certitude absolue. Les peintres céramistes le représentent dans la force de Pâge, barbu, le torse nu, à peu près sous les traits de Zeus ; mais on comprend sans peine qu’ils n’ont pas besoin d’accentuer ses caractères distinctifs ; la scène où il est représenté ne permet pas l’équivoque. En général, l’art paraît l’avoir conçu comme une sorte de Zeus chthonien, et lui prête un type, une attitude, qui rappellent ceux du dieu de l’Olympe. Ce qui le distingue de Zeus, c’est un aspect plus sombre, des formes plus ramassées, une barbe et une chevelure en désordre, une expression presque brutale. Parmi les monuments de la sculpture, la représentation qui paraît la plus certaine nous est fournie par une statue de la villa Borghèse. Vêtu du chiton et de l’himation, Hadès est assis sur son trône; Cerbère est à ses pieds2. Exécutée sans doute à l’époque des Antonins, d’après un original grec, cette copie permet de reconnaître Hadès sur d’autres monuments où l’expression farouche du visage semble accentuée à dessein. Telle est la pierre gravée dont une empreinte a été conservée par Dolce ;

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