NIKE (LA VICTOIRE) — EIRENÉ (LA PAIX) ET PLOUTOS
P. Knapp : Nike in der Vasenmalerei, Tubingue, 1876.
Le rôle de Niké dans la poésie grecque est loin d’étre en rapport avec la fréquence de ses représentations figurées. On voit bien que la mythologie savante fait entrer la déesse de la victoire dans le système des divinités helléniques : Hésiode et Bacchylide lui donnent pour père le Titan Pallas, Mais le plus souvent, elle est considérée comme une sorte d’attribut des grands dieux, surtout de Zeus et d’Athéna. Dans la tradition attique, elle se confond même avec Athéna, dont elle personnifie la puissance guerrière; so,n nom devient une épithète d’Athéna, que les poètes appellent parfois Parthénos - Niké i; la divinité honorée à Athènes sous le nom de Niké n’est autre qu’Ath‘éna. Plus tard, son caractère individuel s’accentue; elle avait certainement un culte distinct à l’époque romaine, et les inscriptions du