‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 17 sur 152 · F 1 G. 12. Z E US · texte numérisé non relu

F 1 G. 12. Z E US

( Buste trouvé à Otricoli. Rome : Vatican.)

TjïïB

qui souvent se relève au sommet de la tête. Sur certains bustes, la chevelure est profondément refouillée ; les artistes ont visé, par le désordre de la chevelure, à prêter au visage du dieu une expression menaçante. La barbe, moins rude que celle de Poséidon, moins ondoyante que celle de Dionysos, s’enroule en boucles serrées. L’œil, largement ouvert, est abrité sous une arcade sourcilière proéminente ; certains graveurs de monnaies accentuent ce détail jusqu’à l’excès. Quant à l'expression du visage, elle varie suivant les aspects de la divinité de Zeus que les artistes ont voulu exprimer. Bien qu’en pareil cas les classifications soient toujours artificielles, on peut néanmoins répartir en trois séries les bustes et les têtes de Zeus qui nous ont été conservés. Le büste d’Otricoli, où l’on a reconnu longtemps, mais à tort, une copie de la tête du Zeus olympien, peut être cité comme le type de la première série. C’est le dieu maître du monde, le roi des dieux, calme et puissant, tel que la statuaire le reproduit fréquemment. Le dieu qui lance la foudre (Tepmfcspauvoç) a un caractère plus terrible. Ses représentations sont moins répandues. On peut citer comme exemple un buste colossal du musée de Naples, trouvé à Pompéi, où l’expression triomphante est nettement accusée1. « Père des hommes et des dieux », suivant l’épithète homérique, Zeus offre les traits d’un dieu bienveillant dans une troisième série de monuments, tels que le buste de la salle des Niobides, à Florence, et la statue connue sous le nom de Zeus Verospi, au Vatican.

. Voir la figure i3.

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