‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 2 sur 152 · LES PREMIÈRES IMAGES DU CULTE ET LES STATUES DE BOIS · texte numérisé non relu

LES PREMIÈRES IMAGES DU CULTE ET LES STATUES DE BOIS

C. Botticher : Der Baumcultus der Hellenen. — Overbeck : Das Cultusobject bei den Griechen. — Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Ch. Daremberg et E. Saglio : articles Arbores sacræ, Bcetylia et Argoi Lithoi. — Fr. Lenormant : Les Bétyles, dans la Revue de VHistoire des Religions. 2e année. T. III.

Avant que la poésie épique, en prêtant aux dieux de la Grèce une physionomie morale et des caractères plastiques, favorise le développement des types figurés dans Part hellénique, les images du culte ne sont que de grossiers simulacres. A l’origine même, s’il faut en croire les textes anciens, le culte religieux s’adressait aux objets naturels que la divinité était censée remplir de sa

présence. L’Artémis Soteira de Boiæ était un myrte \ et à Orchomène, une statue de la déesse, placée dans les branches d’un cèdre, consacrait le souvenir de l’antique dévotion à l’arbre sacré 1 2. La monnaie de Myra, que nous reproduisons ici, et où l’on voit la» statue de la Mère des dieux dans les branches d’un arbre, peut aider à faire comprendre cette disposition. Les hauts sommets des montagnes , souvent frappés de la foudre , étaient le siège de la divinité de Zeus ; c’est peut-être à ce culte primitif que font allusion les monnaies de Cappadoce où le sommet du mont Argée reproduit l’image

STATUE DE DIVINITE 1 u

dans u n arbre. de Zeus- 11 serait fort imprudent (Monnaie de Myra.) de ramener à des formules précises ces premières manifestations du sentiment religieux; elles ne nous sont connues que par des traditions recueillies à une époque relativement récente. Toutefois ces traditions sont d’accord sur un point ; le culte des âges primitifs ne comportait pas d’emblèmes travaillés de main d’homme. La piété du croyant s’exaltait en présence d’objets naturels, où résidait la puissance divine.

Parmi les formes du culte, aux époques les plus reculées, l’adoration qui s’adressait à des pierres informes était une des plus répandues. Au temps de Pausanias^

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