DU TYPE DE
LES DIVINITÉS DU CIEL
par des monnaies de Pergame. A Mégalopolis, sa statue, exécutée par Polyclète le jeune, rappelait le Dionysos grec; le dieu portait une coupe et un thyrse surmonté d’un aigle. Parfois, les modifications se bornent à de simples changements d’attributs, justifiés par certaines particularités de culte ou de légende. Si le Zeus Aigiokhos est armé de l’égide sur les monnaies de Bactriane, sur plusieurs bas-reliefs et sur des peintures de vases, ce détail fait allusion à la légende poétique de l’enfance du dieu, allaité par une chèvre (àl'|). C’est pour rappeler l’arbre prophétique de Dodone que le Zeus dodonéen porte une couronne de chêne; les monnaies épirotes et surtout celles de Pyrrhus nous offrent du Zeus de Dodone un type accompli, qu’on peut comparer au buste du musée de Berlin, et au magnifique camée Zulian, conservé à Venise. Le Zeus Krétagénès, des monnaies de Crète, appartient à un culte local. Enfin sur certaines monnaies de la ville de Philadelphie, en Lydie, on voit le dieu assis sur un trône, au sommet d’une haute montagne. La légende des médailles lui donne le nom de Zeus Koryphaios; les Romains l’identifient plus tard avec leur Jupiter Capitolin.
Cette rare aptitude *du génie grec à multiplier les nuances, à varier un même type jusqu’à l’infini, rendait facile l’assimilation de certaines divinités étrangères avec les dieux helléniques. Zeus, en particulier, entraîne à sa suite un cortège de divinités barbares, qui se sont identifiées avec lui, grâce à des analogies souvent superficielles. Le dieu carien, adoré près de Mylasa, devient Zeus Labraundeus; et telle est l’influence des formes
grecques que, sur les monnaies du roi Maussôllos, ce dieu, figuré comme Zeus, n’a gardé de ses attributs primitifs que la bipenne et la lance. Le Sérapis égyptien,