Voir notre Introduction , page i5 et fig
Cinq autres statues de Délos appartiennent à un art plus avancé. Elles reproduisent un type qui nous était déjà connu en partie par des marbres trouvés près de l’Acropole d’Athènes, et provenant d’un sanctuaire d’Artémis. Toutes ces statues procèdent d’une même conception : « Droites, immobiles, étroitement serrées dans un vêtement dont les plis régulièrement ordonnés tombent en lignes symétriques et parallèles, elles ont la majesté, le charme, en même temps que les inexpériences des œuvres primitives1 ». La série des marbres de style archaïque permet d’apprécier quelle attitude et quel costume les maîtres anciens prêtaient à Artémis. La déesse est debout, comme dans la statue de Dontas et de Dorykleidas, exécutée pour l’Héraion d’Argos 2 ; le corps droit, les jambes rapprochées, lui donnent un aspect rigide. De la main gauche, elle soulève un pan de sa robe, qui colle sur le côté droit, et dessine les formes. Quant au costume, il se compose d’une longue tunique à larges manches, faite d’une fine étoffe plissée. Par-dessus est jeté un himation attaché sur l’épaule droite et passé sous le bras gauche; le bord supérieur se replie plusieurs fois sur lui-même, et traverse obliquement la poitrine, comme le ferait un baudrier. La chevelure se répand sur les épaules en une large nappe, et deux mèches ondulées tombent sur la poitrine.
Ces détails, reproduits avec persistance, caractérisent le type d’Artémis pour la période de l’archaïsme. Aussi