ARÈS
(mars)
O. Müller : Handbuch der Arch. der Kunst, g 372.
Dans la tradition homérique, Arès est le dieu « au casque d’or... porteur du bouclier... revêtu d’une armure d’airain, à la main robuste et infatigable1 ». Sa voix est terrible, sa taille gigantesque; lorsqu’au XXIe chant de V Iliade , il est terrassé par Athéna, son corps couvre une étendue de sept plèthres 2. Ce caractère guerrier n’offrait à l’art primitif que des traits fort simples. Aussi, sur les anciennes peintures de vases, par exemple sur le vase François, Arès est figuré comme un hoplite armé de toutes pièces; l’inscription peinte à côté du personnage est nécessaire pour le distinguer des héros du cycle troyen. D’autre part, le témoignage des monnaies archaïques fait défaut, car ce dieu ne semble avoir été honoré par aucune ville comme