‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 60 sur 152 · Iliade, XXI · texte numérisé non relu

Iliade, XXI

divinité protectrice. L’ancien type figuré du dieu est donc celui d'un guerrier barbu, aux formes robustes, couvert de l’armure complète.

FIG. 4.9. ÉRIS.

(Sur un vase peint,)

Lesymbolisme primitiftrouvait d’ailleurs des moyens fort expressifs pour traduire le rôle redoutable du dieu de la guerre. Arès entraîne avec lui des génies malfaisants, qui interviennent dans la mêlée, et excitent la fureur des combattants. Dans le cortège d’Arès apparaît Eris (la Discorde) qui figure parmi les sujets du coffre de Kypsélos; c’est un personnage à l’aspect hideux (a mjy u7T7i ) j elle assiste au combat singulier d’Ajax et d'Hec-

LES DIVINITÉS DU CIEL. iî}

îor. Une peinture de vase nous la montre sous la forme d’une femme au visage repoussant, munie d’une double paire d’ailes, qui vole auprès d’Adrastos et de Tydée1. On ne se l’imagine pas autrement dans la peinture faite îi par le Samien Kalliphon pour le temple d’Artémis Éphèse, avant l’olympiade LXXX.

Deimos (la Crainte), Agon (le génie des combats) et Phobos (la Terreur), sont aussi les compagnons d’Arès.

L’art primitif les représente comme des personnages ailés, emportés par une course rapide; il donne parfois à Phobos une tête de lion, et un vase de Milo, de style très ancien, offre cette figure sur le bouclier d’un guerrier2. Ces symboles de la terreur, nés d’une imagination jeune et naïve, disparaissent ou s’atténuent avec les progrès de Part.

Sur les monuments d’une date postérieure, Arès est représenté sans autres attributs que le casque et la lance. Il est souvent nu; d’autres fois, il ne porte qu’une chiamyde agrafée sur l’épaule. Sur une amphore du musée du Louvre, représentant la Gigantomachie, il est armé de la lance et vêtu d’une tunique richement brodée. Le type du dieu est celui d’un homme dans la force de l’âge, à la chevelure courte, à la barbe rude, et dont le visage a une expression sévère. Toutefois, à une date qu’on

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