‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 61 sur 152 · Conze : Melische Thongefæsse, pl. III · texte numérisé non relu

Conze : Melische Thongefæsse, pl. III

ne saurait déterminer, il s’introduit dans Part un type juvénile d^Afès, dont un exemple nous est fourni par une monnaie des Mamertins*. Scopas paraît s’être inspiré de cette tradition dans sa statue colossale du dieu qui fut transportée à Rome, et Consacrée daïls un temple voisin du cirque Flaffiiiliüs1 2. Il est en effet fort possible que nous retrouvions une imitation très réduite de l’œuvre du sculpteur parien dans un bas-relief de l’arc de triomphe de Constantin. Au-dessus dé Trajan et d’Hadrien sacrifiant sur un autel, on voit une statue du dieu : Arès, nu et imberbe, est assis, et tient d’une main la lance, de l’autre une Victoire. Si l’on songe que cette figure a tout à fait l’aspect d’une statue destinée au culte, on admettra facilement qu’elle peut reproduire l’Arès colossal de Scopas. Parmi les rares monuments de la sculpture hellénique qui représentent Arès , la belle statue de la villa Ludovisi a une importance capitale3. Le dieu, au visage imberbe, à la chevelure courte, est assis, les mains croisées sur son épée; son bouclier est à ses pieds, et auprès de lui se joüe un Eros; l’attitude est celle du repos. Une certaine analogie avec l’Apoxyoménos de Lysippe, pour les formes du corps, a fait supposer que ce marbre appartenait à la période hellénistique, et qu’il était l’œuvre d’une école où les traditions du sculpteur sicyonien étaient en vigueur. Certains archéologues supposent que la statue faisait

1. Arès est nu et imberbe dans les bas-reliefs qui décorent l’autel dit des dou\e dieux au Louvre. Mais il a subi une restauration malheureuse qui lui prête une cuirasse à lambrequins.

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