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type direct de l’Aphrodite hellénique; c’est là qu’a eu lieu le contact entre la Grèce et l’Orient asiatique. La population de i’ile adorait une déesse d’origine syrienne* Astarté-Atargatis, dont le culte fut apporté d’Ascalon dans l’île de Gypre par une colonie ascalonite, sous la conduite de Kinyras. Hérodote donne le nom d’Aphrodite Oura^ nia ou céleste à la déesse syrienne, qui devient l’Aphrodite cypriote. On s’accorde à la reconnaî tre dans les nombreuses figurines trouvées à Gypre, qui représentent une déesse vêtue de long, tenant de la main droite une pomme ou une fleur, et cachant sous les plis du voile la main gauche ramenée vers le sein.
D’autres fois la déesse tient le fruit et la fleur, comme sur la curieuse patère trouvée à Idalie.
On la représentait aussi sous la forme d’un cône, par exemple sur des monnaies de Cypre, où des colombes sont posées sur le faîte d’un temple qui abrite une pierre conique. La colombe était par excellence