‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 67 sur 152 · Pausanias : II · texte numérisé non relu

Pausanias : II

semble donc que Parchaïsme grec ait surtout connu le type de P Aphrodite Ourania, ou céleste, dont le pouvoir s'exerce sur toute la nature, et, suivant les beaux vers d'Euripide, rend la terre amoureuse et féconde. « Le ciel vénérable, gonflé de pluie, désire, par la volonté d'Aphrodite, se répandre sur la terre, et lorsqu'ils se sont unis l'un à l'autre ils engendrent pour nous et nourrissent toutes les choses grâce auxquelles la race humaine vit et prospère1. »

De bonne heure, dans la tradition grecque, cette puissance qui s'exerce sur tous les êtres se limite et se précise. Aphrodite, pour les Hellènes, est surtout la déesse qui règne sur les cœurs humains; maîtresse des désirs qu'elle provoque à son gré, elle possède au suprême degré l'attrait de la beauté. L'imagination des poètes la pare de toutes les séductions. Dans l'Hymne homérique, elle porte « un voile plus brillant que l'éclat de la flamme; des bracelets, des pendants d'oreilles : son cou est chargé de colliers d'or, sa poitrine délicate resplendit comme la lune 2. » Cependant, même au ve siècle, Part reste encore fidèle au type sévère cher à Parchaïsme. Les monuments du grand style montrent la déesse vêtue de la longue robe et du chiton attique : souvent même le geste de la main droite, enveloppée du chiton, et ramenée sur la poitrine, rappelle l'attitude des anciennes images. C’est ainsi que la représentent des statuettes de bronze de style sévère dont plusienrs soutenaient le disque d'un miroir; telle est par exemple

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