‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 79 sur 152 · Iliade, xviii, vers · texte numérisé non relu

Iliade, xviii, vers

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teur, Euphranor, avait même supprimé ce détail. Les

FIG. 65» — H b J? H a i s T O s. (Bronze. — Musée Britannique.)

statues conservées qui représentent le dieu sont assez

rares ; cependant on le reconnaît avec certitude dans un bronze du Musée Britannique. Il est coiffé du pilos conique, et porte la courte tunique ou exomis , qui est le vêtement de travail : ses attributs sont les tenailles et le marteau qu’il tient en mains. Pour le type du visage, il faut surtout se reporter à la tête en marbre du Vatican 1

découverte à Rome, qui nous montre une physionomie rude, un cou puissant, une chevelure inculte , débordant sous le pilos; le dieu a des traits analogues sur des monnaies de File de Lipari.

Parmi les épisodes de la légende d’Héphaistos que la peinture de vases représente le plus volontiers, nous citerons surtout celui du retour dans l’Olympe. Héphaistos avait envoyé à Héra un trône où la déesse, à peine assise, se trouva comme enchaînée par un mécanisme invisible. Il fallut l’intervention de Dionysos pour décider le dieu à rentrer dans l’Olympe, et à délivrer sa mère. Plusieurs vases peints montrent Dionysos ramenant Héphaistos au milieu des Olympiens.

Nous ne pouvons que signaler ici, fort brièvement, les génies du feu souterrain, ou Cabires, que la tradition présentait comme les fils d’Héphaistos. Leur religion était surtout localisée à Lemnos, où leur sanctuaire était voisin de celui du dieu, à Imbros et dans l’île de Samo-

F I G. 66. HÉPHAISTOS.

Monnaie de Lip.iri.)

i. Brunn . Annali, 1863. Vulcano ed Ulisse.

LES DIVINITÉS DU CIEL. I7J

thrace. Si les Cabires ont un rôle fort important dans l’histoire de la religion hellénique, il n’en est pas de même dans Part. 11 faut surtout consulter les monnaies, pour reconnaître que leur type figuré rappelle celui d’Héphaistos ; les médailles de Thessalonique , entre autres, nous font voir les Cabires vêtus comme le dieu du feu, et armés comme lui d’outils de forgeron.

Au cycle des génies du feu se rattache aussi le Titan Prométhée. Il est à peine besoin de mentionner le rôle que lui attribue la mythologie grecque. Personne n’ignore que Prométhée est le ravisseur du feu divin : « c’est le type de l’homme en lutte avec la nature , qui à force d’intelligence et d’habileté réussit à lui arracher quelques-uns de ses secrets1 ». Mais les dieux se vengent en infligeant au Titan une punition terrible, et en le clouant sur un rocher « où l’aigle aux ailes étendues, envoyé par Zeus, se repaît de son foie immortel2 ». C’est seulement à une époque tardive que Prométhée apparaît dans l’art, et surtout comme l’auteur de la nouvelle race humaine qui naît après le déluge de Deucalion. Sur plusieurs pierres gravées on le voit modelant le corps du premier homme. A l’époque romaine, le mythe de Prométhée fournit à la sculpture le sujet d’une sorte d’allégorie d,e la vie humaine, souvent représentée sur les monuments funéraires. Un sarcophage du musée Capitolin, par exemple, montre Prométhée façonnant une figure d’argile, à laquelle Athéna va communiquer la vie ; plus loin, le corps gît inanimé, et

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