‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 81 sur 152 · Phèdre, p. 247 A · texte numérisé non relu

Phèdre, p. 247 A

». Elle se trouvait autrefois dans la galerie Giustinian.L

FIG. 67. H ESTIA.

(Rome : Musée Torlonia.^

nos. La déesse est debout, vêtue du double chiton dorique qui tombe en plis rigides jusqu’à ses pieds; un voile couvre sa tête et ses épaules. De la main gauche elle tenait un sceptre, emblème du rang que lui donne parmi les Olympiens sa qualité de sœur aînée de Zeus et d’Héra. L’expression du visage est calme, avec une nuance de sévérité qui sied à la déesse vierge, protectrice du foyer. Cette statue nous fournit de précieux renseignements; la date probable qu’elle accuse, celle du ve siècle, y ajoute une valeur nouvelle. On y a reconnu, non sans raison, une œuvre purement hellénique, appartenant à une école péloponnésienne, peutêtre à celle d’Argos ou de Sicyone. S’il en était ainsi, nous saurions, par le témoignage de ce monument, comment l’école grecque, qui a fixé le type d’Héra, avait aussi représenté la déesse la plus vénérable de l’Olympe.

GHAPITRE X

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