L — IRIS, HÉBÉ, LES HEURES ET LES KHARITES
J. Krause : Die Musen, Gra^ien, Horen uni Nymphen, 1871.
— Kékulé : Hebe : eine archœologische Abhandlung, 1867.
A côté des dieux de l’Olympe trouvent place des divinités d’ordre secondaire qui leur font cortège. Les unes, messagères des dieux, portent leurs ordres d’un vol rapide, ou bien, attentives à les servir, préparent les festins des Immortels assemblés autour de Zeus ; les autres charment par leurs chants et leurs danses les loisirs de la vie divine. Leurs représentations figurées procèdent du même tour d’imagination qui a créé celles d’Eros ; c’est un jeu pour l’esprit grec de donner une forme à ces fictions poétiques, de les parer de toutes les grâces empruntées à la nature féminine.
Nous n’essayerons pas de retracer en détail l’historique des types secondaires, tels que ceux d’iris ou d’Hébé : ils suivent les progrès généraux de l’art. Les peintures céramiques en particulier, où ces déités sont
souvent associées aux scènes représentant les dieux réunis dans l’Olympe, montrent avec quelle recherche croissante d’élégance elles sont traitées. Le symbolisme
n’apparaît qu’avec discrétion, pour les distinguer par de légères nuances.
Dans l’art, Iris, la messagère des dieux, personnification de l’arc-en-ciel, est une jeune fille ailée, vêtue du chiton hellénique, et portant le caducée, comme Hermès : on peut citer comme exemple la peinture de vase où elle annonce à Achille la mort de Patrocle. Hébé est plus fréquemment représentée. Gomme Iris, elle a les traits d’une jeune fille, mais elle s’en distingue par l’absence d’ailes, et par l’œnochoé