‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 83 sur 152 · FIG. 68. HÉBÉ · texte numérisé non relu

FIG. 68. HÉBÉ

qu’elle tient à la main.

(Peinture de vase.)

C’est elle en effet qui remplit l’office d’échanson dans l’assemblée des dieux, et qui verse le nectar aux Olympiens. Dans les œuvres delà plastique, on l’associe aux grands dieux; Praxitèle l’avait représentée à Mantinée, et sa statue était placée entre celles d’Athéna et d’Héra. D’autre part, Hébé joue un rôle dans la légende d’Héraklès. Déesse de l’éternelle

LES DIVINITÉS DU CIEL

jeunesse, c’est elle qui présente au héros introduit dans l’Olympe la coupe de nectar qui rend immortel ; un fragment d’un beau bas-relief attique montre Nike, la divinité de la victoire, amenant Hébé à'Héraklès. Suivant la tradition la plus récente, elle devient l’épouse du héros ; un grand cratère du musée de Berlin représente ces noces divines, qui fournissent aussi aux artistes étrusques des sujets décoratifs pour les miroirs gravés au trait.

Les Heures, ou Saisons, sont dans la mythologie homérique « les gardiennes des portes du ciel ». Mais elles revêtent bientôt un caractère plus complexe. Elles sont au nombre de trois, Diké, Eiréné, Eunomia. Divinités printanières, elles président au retour régulier des beaux jours de l’année, et au renouvellement de la nature. Vêtues « de peplos fleuris et humides de rosée1», elles se joignent aux Kharites dans les chœurs de danse. Leurs attributs font allusion à leur rôle de déesses gracieuses et bienfaisantes ; sur un basrelief de l’autel des douze dieux, au Louvre, on les voit, revêtues de Pépomis ou du chiton dorique, tenant dans les mains des raisins, des épis, ou des rameaux fleuris.

Filles de Zeus et d’Eurynomé, les Kharites ou les Grâces appartiennent au même cycle que les Heures. Les artistes les confondaient dans les scènes purement décoratives où ils visaient à l’élégance plus qu’à l’exactitude mythologique : témoin le joli vase attique, rehaussé de dorures, où l’une des Kharites et une des

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